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28 juin 2017.

Sur les traces de l’aqueduc nyonnais

Pendant une année, du 19 mai 2017 au 3 juin 2018, le Musée romain (...)

Pendant une année, du 19 mai 2017 au 3 juin 2018, le Musée romain de Nyon (Vaud, Suisse) propose une exposition - Ça coule de source - dédiée aux histoires d’eau de l’antique colonie Julia Equestris et en particulier à l’aqueduc qu’elle fit construire aux alentours du 1er siècle après J.C. pour s’alimenter en eau aux sources de l’actuelle Divonne-les-Bains. Bref parcours sur un itinéraire presque totalement virtuel puisque ne sont (à peine) visibles que quelques mètres de cet aménagement souterrain long pourtant d’une dizaine de kilomètres.
(Photos aqueduc.info)

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Exposition : "Ça coule de source" : Lire >
- Les archéologues savent aussi raconter simplement des histoires d’eaux
Rencontre avec Corinne Sandoz au Musée romain de Nyon : Lire >


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La Source Emma, l’une des quatre sources situées dans le Parc du Grand Hôtel
du Domaine de Divonne-les-Bains, a probablement servi de point de captage principal
des eaux de l’aqueduc romain de Nyon. Elle a pour particularité, après des orages,
de produire des bouillonnements à la surface de l’eau, causés par des échappements de gaz.
L’eau de cette source pérenne a une température constante de 8 degrés.
En juin 2017, le Parc a servi de décor à une exposition photographique de Fabienne Cresens
intitulée « La montée des eaux », série de portraits en bonnets de bain
symbolisant de multiples interrogations face à l’élévation du niveau des océans.
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Sur son parcours d’une dizaine de kilomètres entre Divonne et Nyon,
l’aqueduc, en l’état actuel des connaissances, était construit dans une tranchée
et entièrement souterrain, sans aucune partie aérienne.
À la sortie de Divonne-les-Bains, son tracé longeait l’actuelle "Avenue de l’Aqueduc".
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À la frontière franco-suisse, la commune de Crassier (Vaud) voulait doter son rond-point
d’une berme centrale originale. Elle a opté pour la reproduction symbolique d’un tronçon de
l’aqueduc qui jadis passait au sud du village actuel. L’ouvrage reprend la forme voutée
que l’on connaît de l’original et un lit de morceaux de verre parfois scintillants
font un clin d’œil à la précieuse ressource qu’il acheminait vers la cité romaine.
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Nulle trace de l’ancien aqueduc dans la campagne vaudoise, au nord-ouest de Nyon,
mais un paysage aujourd’hui traversé par le défilé des imposants poteaux
d’une ligne électrique à haute-tension. Une histoire de courants ...
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C’est dans le parc des Mangettes, dans le quartier nord de la ville de Nyon,
que l’on peut voir la seule partie de l’aqueduc accessible au public.
Ce tronçon de quelques mètres de long a été restauré il y a une quarantaine d’années.
Mais, pour des raisons de sécurité, il est aujourd’hui recouvert d’une grille métallique
qui ne laisse pratiquement rien voir de son essai de restauration.
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Au Musée romain de Nyon, l’expo Ça coule de source propose une maquette du chantier
de construction de l’aqueduc réalisée par Hugo Lienhard à l’échelle 1:20.
Le chantier faisait appel à différents corps de métiers : des topographes et des géomètres,
des terrassiers et des maçons, des charpentiers et des tailleurs de pierre,
voire des tuiliers pour fabriquer les dalles d’argile posées sur le fond du canal.
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Le maquettiste Hugo Lienhard a également reconstitué un tronçon de l’aqueduc de Nyon
à l’échelle 1:1. Large d’environ 1.90 m pour 1.70 m de hauteur et constituée d’une maçonnerie
de gros galets et de mortier, cette canalisation était enterrée à quelque 50 cm sous le niveau
du sol ; sa couverture était façonnée en forme de voûte et sa base était recouverte de dalles
en terre cuite, de manière à faciliter l’écoulement de l’eau et assurer l’étanchéité de l’ouvrage.


Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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