AccueilInfosOn en parle

18 juillet 2007.

Londres aura son usine de dessalement

La première grande usine anglaise de dessalement sera construite (...)

La première grande usine anglaise de dessalement sera construite dans la commune de Newham, à l’est de Londres, à proximité du barrage aménagé sur la Tamise pour contenir les marées. Le projet a reçu le feu vert du gouvernement et sera mené par la compagnie Thames Water. Grâce à la technologie de l’osmose inverse appliquée aux eaux saumâtres du fleuve, cette unité pourra vers 2010 produire chaque jour quelque 140 millions de litres d’eau potable. Le prix du projet est estimé entre 200 et 300 millions de livres (300 à 450 millions d’euros).

Selon Thames Water, cette construction vise à préserver les réserves d’eau douce. Elle sera également respectueuse de l’environnement et du climat car elle ne devrait fonctionner que de manière intermittente et avec du biocarburant.

Les besoins en eau de la capitale britannique sont en constante augmentation et cela pour deux raisons : parce que la consommation individuelle est à la hausse (plus 15% par personne durant les deux dernières décennies) et parce que la métropole devrait bientôt atteindre les 9 millions d’habitants et accueillir d’ici sept à huit ans quelque 800’000 habitants supplémentaires.

La décision du gouvernement met fin à une longue bataille avec le maire de Londres, Ken Livingstone, pour qui il aurait été plus judicieux de mettre fin aux fuites du réseau de la ville, vieux d’un siècle et dont on dit qu’il perd un tiers de ses eaux.

Le WWF (Fonds mondial pour la nature) s’est dit extrêmement déçu : « C’est un non-sens d’imaginer que Londres aurait besoin d’une usine de dessalement pour subvenir à ses besoins en eau … Si on utilisait des technologies simples pour recueillir et conserver l’eau de pluie, on pourrait réduire la demande en eau de 50% ! » ». L’organisation écologiste pense que ce projet, considéré comme un emplâtre sur une jambe de bois, n’est ni plus ni moins qu’un moyen déguisé d’accroître la valeur financière de la société Thames Water. (Sources : presse britannique)

n.b. Dans un communiqué daté du 21 août, le maire de Londres, Ken Livingstone, a annoncé avoir fait appel de cette décision devant la Haute Cour britannique. Il estime que les alternatives à la création d’une usine de dessalement n’ont pas été correctement examinées.




Mots-clés

Agenda

Glossaire

  • Correction de cours d’eau

    Se protéger contre les crues est un souci de tout riverain. Depuis le 18e s., de vastes travaux ont été menés pour "corriger" certains grands cours d’eau (Kander, Linth, Aar, Rhône, etc.) et gagner des terres cultivables. Changement d’approche dès 1991 avec la loi sur l’aménagement des cours d’eau qui stipule que "leur tracé naturel doit être autant que possible respecté ou, à défaut, reconstitué". Il s’agit non plus de les corriger mais de les "renaturer" ou, quand la restauration n’est que partielle, de les "revitaliser".

Mot d’eau

  • “Enfant, j’ai connu
    le Rhône sauvage ...”

    “ ... À leur tour, les enfants d’aujourd’hui se souviendront de leur Rhône. L’essentiel n’est-il pas de garder vivace le lien qui nous unit à la nature ? Elle est notre véritable identité. L’écouter, c’est apprendre à se connaître.” (Pierrette Micheloud)


Contact Lettre d'information