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3 avril 2013.

La Suisse et le droit à l’eau

Du silence constitutionnel à l’engagement international (document (...)

Du silence constitutionnel à l’engagement international (document de travail)

Ce document de travail (disponible en ligne ou téléchargeable ci-dessous) a été rédigé en mars 2013 par Bernard Weissbrodt, éditeur du site aqueduc.info, à l’intention du Réseau RAMPEDRE (Rapport Mondial Permanent en ligne sur le Droit à l’Eau), plateforme interactive créée en 2012 sous l’égide de l’Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’Eau (IERPE) à Bruxelles. Il est publié sous licence Creative Commons BY-NC-ND.

Résumé

En Suisse, ni la Constitution fédérale ni les constitutions des 26 États cantonaux ne font explicitement référence au droit à l’eau. Son éventuelle inscription dans ces Lois fondamentales n’est pas non plus à l’agenda politique. Pour le gouvernement fédéral, le droit à la vie et celui d’être aidé dans des situations de détresse, clairement exprimés dans les différentes législations, suffisent à fonder l’obligation de l’État de protéger les personnes qui n’auraient pas accès au minimum d’eau potable requis “pour mener une existence conforme à la dignité humaine”. Il n’est pas non plus jugé nécessaire d’inscrire le droit à l’eau dans la Constitution, vu qu’il est déjà ancré en tant que droit humain fondamental dans plusieurs conventions internationales ratifiées et mises en œuvre par la Suisse. Par contre, la Suisse entend faire de la question de l’eau une priorité de sa politique de coopération au développement et contribuer de diverses manières aux efforts de la communauté internationale dans ce domaine en mettant en valeur des compétences techniques en même temps que des moyens financiers.

Sommaire

1. Le contexte
2. Le cadre constitutionnel
3. De quelques lois relatives à la réalisation du droit à l’eau
4. Les engagements de la Suisse pour la mise en œuvre du droit à l’eau au niveau international
5. Conclusion

- Cet article est disponible en ligne sur le site www.rampedre.net ou téléchargeable ci-dessous en format pdf.

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La Suisse et le droit à l’eau B.Weissbrodt











Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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