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4 juin 2020.

La France prélève 37 milliards de mètres cubes d’eau par an

Les données de base ci-dessous concernant les ressources hydriques (...)

Les données de base ci-dessous concernant les ressources hydriques et les usages de l’eau en France métropolitaine sont extraites du Rapport de la mission d’information sur la gestion des conflits d’usage en situation de pénurie d’eau présenté le jeudi 4 juin 2020 à la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale française [1] (la plupart des chiffres datent de 2016).

Les ressources hydriques

Pluviométrie annuelle moyenne : 400 milliards de mètres cubes.
Évapotranspiration : 225 milliards de m3 (transférés vers l’atmosphère).

Les 175 milliards de mètres cubes restants constituent la ressource en eau, soit :

- 75 milliards dans les eaux de surface
Réseau des cours d’eau : environ 270 000 kilomètres
Stock des eaux de surface : 109 kilomètres cubes (dont 7,5 milliards de m3 répartis dans 622 barrages hydro-électriques).

- 100 milliards de m3 d’eau stockés dans les aquifères : la réserve d’eau souterraine est constituée de quelque 6500 aquifères dont la contenance est estimée à environ 2000 kilomètres cubes d’eau.

- La ressource souterraine représente les deux tiers de l’alimentation en eau potable et un tiers des prélèvements utilisés pour l’industrie et l’irrigation.

Prélèvements et consommations

Le total des prélèvements d’eau en France est estimé à quelque 37 milliards de mètres cubes d’eau par an, à savoir :
- Usages énergétiques : 20,8 milliards de m3 (dont 75 % sont issus des eaux de surface continentales) sont utilisés pour la production d’énergie hydroélectrique et le refroidissement des centrales thermiques ou nucléaires, puis relâchés dans les rivières ou sous forme de panache de vapeur.
- Usages domestiques : 5,4 milliards de m3, soit 170 litres d’eau par jour par usager.
- Alimentation des canaux : 4,7 milliards de m3.
- Usages agricoles (irrigation)  : 3,2 milliards de m3 (dont 63 % prélevés dans les eaux de surface continentales, avec de fortes disparités à l’échelle régionale).
- Usages industriels : 2,5 milliards de m3.

Après évaluation du volume d’eau consommé (non rejeté après prélèvement) et de l’état et de la qualité de l’eau prélevée finalement rejetée après usage (compte tenu de caractéristiques comme la température, la potabilité, la pollution, etc.), les ordres de grandeur des prélèvements et consommations d’eau par grand secteur sont les suivants :

Prélèvements bruts (34 milliards de mètres cubes)
- Énergie 57 %
Eau potable 18 %
Industrie 10 %
Agriculture 15 %.

Consommations nettes (6 milliards de mètres cubes)
- Énergie 22 %
Eau potable 24 %
Industrie 6 %
Agriculture 48 %.



Notes

[1Ce Rapport d’information est disponible sur le site de l’Assemblée nationale française. Voir >

Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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