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29 septembre 2020.

L’eau « absurde » des icebergs

C’est la bouteille d’eau des glaces groenlandaises de la marque (...)

C’est la bouteille d’eau des glaces groenlandaises de la marque canadienne « Berg », vendue par le Groupe Manor, qui remporte en 2020 la « Pierre du diable » décernée chaque année par l’Initiative des Alpes, une association suisse qui depuis 1989 milite pour la protection des régions alpines contre les effets négatifs du trafic de transit.

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Calcul des émissions de CO2
(Initiative des Alpes / Quantis
Graphique : Scriptum)

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Cette vraie fausse distinction, qui montre du doigt des produits symptomatiques de l’augmentation des transports de marchandises, dénonce cette fois-ci une eau commerciale issue de la fonte des glaces du Groenland et transportée sur plus de 9600 kilomètres, soit une pollution de 794 g de CO₂ par bouteille de 750 ml. « C’est une absurdité et un cercle vicieux, affirme Jon Pult, député grison au Conseil national et président de l’Initiative des Alpes : on extrait le froid de la mer, le transport par bateau réchauffe en plus l’atmosphère et renforce l’effet de serre. Ce transport est d’autant plus absurde que nous avons en Suisse de l’eau potable qui coule presque gratuitement. »

Du côté de Manor, on dit prendre la critique au sérieux : d’ici à la fin de l’année, le grand distributeur entend désormais se concentrer sur des eaux régionales et nationales et retirera de la vente sa ligne intercontinentale "Eaux du monde" qui compte une dizaine d’eaux minérales.

La « Pierre du diable » a son pendant positif, le « Cristal de roche », qui récompense la promotion de la gastronomie régionale. Il a été attribué cette année à l’ « Automne culinaire », un projet de l’association faîtière Alpinavera pour les produits d’alpage et de montagne en collaboration avec les associations de l’hôtellerie et de la gastronomie des Grisons, d’Uri et de Glaris.

- Site de l’association « Initiative des Alpes »




Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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