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septembre 2003.

Idées-mères pour cours d’eau durables

Assurer aux cours d’eaux espace, débit et qualité en suffisance : (...)

Assurer aux cours d’eaux espace, débit et qualité en suffisance : c’est le défi qu’il faut relever pour garantir un avenir durable aux eaux de surface. Les connaissances et les compétences existent, encore faut-il en tirer profit. Quatre Offices fédéraux montrent l’exemple (environnement, eaux et géologie, agriculture, développement territorial) et publient des "Idées directrices".

Le premier objectif - espace suffisant -part d’un constat facile à faire : la plupart des cours d’eau sont trop souvent confinés dans des limites trop étroites alors qu’ils devraient avoir assez de place pour évoluer naturellement au fil des saisons. D’où ce principe : " retenir l’eau si possible, la laisser s’écouler si nécessaire ".

Garantir un débit suffisant des cours d’eau est un autre impératif vital : il y va de la pérennité des habitats dont dépendent un grand nombre d’espèces animales et végétales, dans les cours d’eau et sur leurs rives. Il s’agit alors de retrouver un régime hydrologique proche de l’état naturel.

Enfin, l’objectif de la qualité ne pourra être atteint que si l’on réduit les quantités de substances polluantes, de nutriments et de toxiques de toutes sortes qui polluent les cours d’eau. Cela ne pourra pourtant se faire que si l’on s’attaque directement à la source des nuisances.

Zones-tampons et autres stratégies-modèles

Il existe déjà, dans toute la Suisse, des dizaines de cours d’eau revitalisés grâce au système des zones-tampons. Une ordonnance fédérale sur les substances interdit en effet l’application d’engrais et de produits phytosanitaires sur une bande d’une largeur de trois mètres au bord des eaux de surface. Mais rien n’empêche évidemment que cette disposition minimale soit élargie.

Pour illustrer les différentes mesures que pourraient prendre cantons et communes, la brochure des quatre offices fédéraux met en exergue quelques initiatives susceptibles de servir de modèles :

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Les Teppes de Verbois (Genève) ©aqueduc.info

-* le canton de Genève s’est vu attribuer en 2001 le Prix suisse des cours d’eau : grâce à des accords frontaliers, appelés contrats de rivières, Genève, nous dit-on, assure de manière cohérente et globale la revitalisation de nombreux ruisseaux et rivières, à l’image entre autres de l’aménagement des Teppes de Verbois, en aval du barrage

  • les cinq cantons traversés par la Thur, au nord-est de la Suisse, entendent en faire une "rivière d’avenir pour l’homme, pour la nature et pour le paysage" : ensemble ils veulent définir tout au long des 127 kilomètres de cette rivière un espace différencié qui tienne compte des dangers potentiels de crues et de l’utilisation du sol, et qui soit véritablement contraignant pour les propriétaires fonciers
  • le canton de Lucerne, en Suisse centrale, fait également œuvre de pionnier dans son plan d’aménagement du territoire parcouru par la Petite Emme sur une trentaine de kilomètres : aucun critère important n’a été oublié au moment d’établir la liste des interventions nécessaires ou possibles, comme la démolition d’ouvrages, la création de passes à poissons ou de rivières de contournement.

(*) "Idées directrices" - Cours d’eau suisses
Pour une politique de gestion durable de nos eaux", 12 pages, brochure diffusée gratuitement par les Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage (OFEFP), Office fédéral des eaux et de la géologie (OFEG), Office fédéral de l’agriculture (OFAG) et Office fédéral du développement territorial (ARE)

Disponible en document pdf (1050 kB) sur le site de l’Office fédéral de l’environnement




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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