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30 octobre 2017.

Glaciers suisses : les fontes de l’été 2017 ont frôlé le record

Déjà marqués par un hiver court et pauvre en neige, les glaciers (...)

Déjà marqués par un hiver court et pauvre en neige, les glaciers suisses ont énormément souffert des vagues de chaleur de l’été : entre octobre 2016 et septembre 2017, ils ont perdu un milliard et demi de mètres cubes, soit environ 3 % de leur volume. C’est un peu moins que le record enregistré pendant la canicule de 2003, mais plus que pendant l’été caniculaire de 2015 et à peu après autant qu’en 2011.

La Commission d’experts réseau de mesures cryosphère de l’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT), qui publie ces données, note qu’une fois de plus, la balance entre la croissance par accumulation de neige et les pertes consécutives à la fonte a été fortement négative. L’été 2017 s’est caractérisé par des pertes nettement au-dessus de la moyenne dans toutes les régions du pays.

Les glaciers situés entre l’Oberland bernois et le Valais - Tsanfleuron, Plaine Morte, Griesgletscher en particulier - ont subi les plus fortes pertes et l’épaisseur de leur masse de glace a diminué de 2 à 3 mètres. Mais les plus faibles diminutions – par exemple dans les glaciers du Rhône et de la région du Gothard – auront été encore d’un bon mètre. En de nombreux endroits, les langues glaciaires se sont quasiment désagrégées en raison de la fonte incessante. (Source : SCNAT)




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Mot d’eau

  • Le Lac

    “Si près qu’ils approchent du lac, les hommes n’en deviennent pas pour ça grenouilles ou brochets. Ils bâtissent leurs villas tout autour, se mettent à l’eau constamment, deviennent nudistes… N’importe. L’eau traîtresse et irrespirable à l’homme, fidèle et nourrissante aux poissons, continue à traiter les hommes en hommes et les poissons en poissons. Et jusqu’à présent aucun sportif ne peut se vanter d’avoir été traité différemment”. (Henri Michaux, "La nuit remue", 1935)

Glossaire

  • Limnologie

    Père de la limnologie (du grec "limné", lac, étang), le savant suisse François-Alphonse Forel (1841-1912) parlait d’elle comme de "l’océanographie des lacs". Il la définissait comme la "science des eaux continentales, des eaux stagnantes réunies dans des bassins limités et profonds, qui ne sont ni des fleuves ou rivières, ni des marais ou étangs, ni des eaux souterraines". Aujourd’hui, cette discipline a pris le sens plus large d’étude de tous les aspects écosystémiques des lacs et des grands réservoirs naturels d’eau douce à ciel ouvert.


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