AccueilRessourcesDans les livres

19 mars 2014.

Expliquez-moi … L’eau

Ouvrage collectif des Collections du Citoyen (NANE Éditions), en (...)

Ouvrage collectif des Collections du Citoyen (NANE Éditions), en partenariat avec le Centre régional d’information des Nations Unies pour l’Europe occidentale (UNRIC).

Dans ses Collections du Citoyen destinées principalement à un public jeune et à des éducateurs, NANE Éditions se propose dans une cinquantaine de pages de présenter de manière simple et pédagogique des thèmes parfois vastes et complexes. C’est le cas du volume consacré à l’eau et publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau du 22 mars 2014.

Que dire d’essentiel sur l’eau dans un aussi petit format ? NANE Éditions a fait le choix, ne serait-ce que très brièvement, de rappeler d’abord quelques vérités certes mille fois répétées mais bien trop souvent niées par des comportements individuels et collectifs inadéquats, entre autres que l’eau est un bien absolument indispensable à la vie et donc un trésor inestimable, qu’elle est très inégalement répartie de par le monde et que son partage suscite envies et convoitises, conflits et injustices, que c’est une ressource menacée à la fois par des pollutions de toutes sortes et que sa consommation croît plus vite que la population mondiale, ou encore qu’il existe un lien étroit entre d’une part la pauvreté, l’alimentation et la santé, et d’autre part l’accès à une eau saine en quantité suffisante.

Impossible pourtant d’en rester à ces constats si l’on reconnaît, non seulement dans les textes mais surtout dans leur mise en pratique, que cet accès à l’eau est un droit humain fondamental. Est-il utopique de croire que la justice, la solidarité et la responsabilité peuvent apporter des solutions ?

Il faut s’arrêter aux premières lignes de la préface de Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, et aller jusqu’à l’ultime paragraphe de la conclusion de l’ouvrage pour en trouver l’affirmation la plus forte : il y a certes une crise de l’eau, encore faut-il prendre conscience de ses véritables causes, qui ne sont pas liées d’abord aux pénuries mais "à des problèmes de gouvernance, à l’insuffisance des politiques et à la mauvaise gestion".

Ce qui revient à dire que la fatalité n’est pas de mise et que les solutions relèvent avant tout de la volonté et des efforts de tous, des priorités décidées par les gouvernants comme de l’engagement quotidien des citoyens, de l’équité des pratiques économiques et de l’efficacité des innovations technologiques dont les moins bien lotis seraient les premiers bénéficiaires.

Sans ces convictions dont ce petit livre se fait l’écho – il en reste d’autres à promouvoir en la matière – c’est au conditionnel, hélas, qu’il faut encore parler d’un monde où tout un chacun bénéficierait de l’eau nécessaire à son existence, en toute dignité. (bw)



Infos complémentaires

JPEG - 25.7 ko

Expliquez-moi … L’eau
NANE Éditions /
Dominique de Margerie

Paris, 2014
Format 15x21, 48 pp.
Existe aussi aux formats
iPad et Kindle
- En savoir plus

Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


Contact Lettre d'information