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15 mars 2004.

Chaque jour les USA utilisent 1’500 milliards de litres d’eau

L’administration américaine vient de publier ses estimations de (...)

L’administration américaine vient de publier ses estimations de consommation d’eau pour l’année 2000 aux Etats-Unis (U.S.Geological Survey). D’où il ressort que 408 milliards de gallons d’eau ont été prélevés chaque jour pour tous usages (la moitié dans des centrales thermoélectriques). Ce qui, à la fin de l’année et si nos calculs sont exacts, représente plus de 560 kilomètres cubes d’eau (pour comparaison : le volume du Lac Léman est de 89 km3).

Beaucoup de chiffres, assortis de nombreux zéros avant la virgule, dans ce rapport qui dresse en quelque sorte le bilan de la consommation d’eau des Américains, État par État. Ils montrent qu’en vingt ans le total des eaux prélevées n’a que fort peu varié. Mais, qu’ici et là, on peut déduire quelques tendances.

Le rapport prend en compte huit catégories de prélèvements : les réseaux de distribution publique, les prélèvements privés, irrigation, élevage, aquaculture, industrie, mines et production thermoélectrique (systèmes de refroidissement des centrales).

Premier constat : le secteur thermoélectrique (48%) et celui de l’irrigation (34%) sont de loin les deux plus grands utilisateurs d’eau, mais leurs prélèvements se sont plus ou moins stabilisés depuis 1985.

Aquifères davantage sollicités

Historiquement parlant, l’irrigation a utilisé davantage d’eau de surface que d’eau souterraine. Mais la proportion de cette dernière ne cesse d’augmenter, passant de 23% en 1950 à 42% en 2000, ce qui semble correspondre d’ailleurs à une tendance générale aux États-Unis à prélever davantage d’eau dans les aquifères.

Ces chiffres doivent être comparés aux surfaces de terres irriguées : celles-ci ont plus que doublé entre 1950 et 1980, puis se sont stabilisées avant de reprendre de l’envergure ces dernières années (augmentation de 7% entre 1995 et 2000).

Les méthodes d’irrigation évoluent elles aussi : les systèmes modernes d’aspersion et de micro-irrigation sont désormais utilisés dans plus de la moitié des terres.

Réseaux de distribution : 680 litres par personne et par jour

Avec un pourcentage d’environ 11%, les réseaux d’approvisionnement - par des distributeurs publics ou privés - constituent le troisième secteur par importance des prélèvements en eau (les statistiques américaines prennent ici en compte les réseaux desservant au moins 25 personnes ou 15 raccordements pour toutes sortes d’usages domestiques, commerciaux, industriels ou autres).

Au total, ces réseaux de distribution d’eau potable concernent environ 84% de la population américaine, soit plus de 240 millions de personnes. En 2000, leurs prélèvements ont été estimés à 43’000 milliards de gallons par jour (trois fois plus que dans les années 50 et une augmentation de 8% entre 1995 et 2000 à peu près proportionnelle à la croissance démographique), soit environ 680 litres par jour et par personne. Un peu moins des deux tiers de cette eau potable proviennent de sources ou d’eaux de surface.

Consommation industrielle à la baisse

La consommation industrielle (5%) qui avait été très importante entre 1965 et 1980, affiche en 2000 ses chiffres les plus bas depuis le début des comparaisons statistiques en 1950.

Les 2 à 3% restant sont partagés par des utilisations domestiques autonomes, l’élevage, l’aquaculture et les mines.

A noter que trois États - Californie, Texas et Floride - représentent un quart de tous les prélèvements d’eau.

U.S. Geological Survey : Estimated Use of Water in the United States in 2000




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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