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Informations en bref et en vrac


Informations en bref et en vrac


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Jun 19

Un MOOC sur l’eau et le climat

Quatre associations de France, du Royaume Uni et de Slovaquie [1], ayant chacune une expertise dans le domaine de l’eau et son lien avec le climat, collaborent depuis 2017 en vue de créer une base de connaissances sur les bonnes pratiques pour la préservation de l’eau et du climat au 21ème siècle. Ce travail a débouché sur un concept d’expertise locale et nationale sur l’eau et le climat à l’échelle européenne, emmené par des scientifiques et des particuliers actifs au niveau local et sur la mise en ligne d’un cours "Eau et Climat", gratuit, et proposé dans les trois langues des pays des associations impliquées dans le projet.

Ce MOOC [2] part de l’idée qu’il est urgent d’adopter une approche plus démocratique de la gestion de l’eau qui permette aux usagers et aux citoyens de jouer un véritable rôle et qui réponde aux besoins et aux nécessités actuelles. Ce cours en ligne Eau et Climat propose quatre modules d’apprentissage :

1. Être sensibilisé aux enjeux de l’eau : ce premier module, pour lequel il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances préliminaires particulières vise à familiariser les participants avec le processus et la science des cycles de l’eau. En explorant les liens entre le climat, les sols, le cycle de l’eau et la forêt, il fournit les bases qui permettront d’aborder les modules suivants davantage orientés vers la pratique.

2. Devenir un praticien de l’eau (sur le terrain) : ce module passe en revue les actions et les méthodes pratiques qui peuvent être prises pour restaurer l’eau et protéger le climat dans différents milieux, à la maison, en ville, sur le bassin d’une rivière, en forêt, etc.

3. Devenir un facilitateur de l’eau (au sein d’une communauté) : ce module explore la manière de mobiliser la population en faveur de pratiques saines pour l’utilisation de l’eau et de faciliter les relations individuelles et collectives des citoyens avec les ressources en eau.

4. Devenir un expert de l’eau (en pratique) : enfin il s’agit pour les participants, par le biais d’un travail de recherche, d’intégrer tous les aspects abordés dans les modules précédents afin d’être capables de concevoir et de mettre en œuvre un projet concret, même de très grande envergure, visant à réintégrer l’eau de pluie dans le cycle de l’eau local.

- Site d’accès au MOOC Eau et Climat : opencourse.waterways.world


Jun 11

Nestlé réorganise son secteur eau

Dans un communiqué publié à son siège de Vevey, en Suisse, la société Nestlé annonce avoir adopté une nouvelle orientation stratégique pour ses activités dans le domaine de l’eau. L’entreprise dit vouloir désormais concentrer ses efforts sur ses marques internationales emblématiques telles Perrier, S.Pellegrino et Acqua Panna. Elle continuera de développer ses marques leaders haut de gamme d’eau minérale partout dans le monde et d’investir dans des produits différenciés vendus sous la marque Nestlé Pure Life.

Concrètement, cela devrait notamment se traduire dès l’an prochain par l’abandon des activités de l’entité Nestlé Waters Amérique du Nord qui "ne relèvent pas de cet objectif", à savoir la production de ses marques régionales d’eau de source, ses activités dans le secteur de l’eau purifiée et son service de distribution de boissons. L’entreprise n’exclut pas la possibilité de vendre la majorité des activités de Nestlé Waters en Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada).

Nestlé entend réaliser ses nouveaux objectifs de durabilité d’ici 2025 et mènera des actions pour atteindre la neutralité carbone, renforcer la bonne gestion de l’eau (elle soutiendra pour cela la durabilité environnementale des bassins versants en reconstituant 100% de l’eau qu’elle utilise) et lutter contre les déchets plastiques (en réduisant de moitié son utilisation de plastique vierge et en utilisant davantage de PET recyclé) (Source : Nestlé SA).


Jun 4

La France prélève 37 milliards de mètres cubes d’eau par an

Les données de base ci-dessous concernant les ressources hydriques et les usages de l’eau en France métropolitaine sont extraites du Rapport de la mission d’information sur la gestion des conflits d’usage en situation de pénurie d’eau présenté le jeudi 4 juin 2020 à la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale française [1] (la plupart des chiffres datent de 2016).

Les ressources hydriques

Pluviométrie annuelle moyenne : 400 milliards de mètres cubes.
Évapotranspiration : 225 milliards de m3 (transférés vers l’atmosphère).

Les 175 milliards de mètres cubes restants constituent la ressource en eau, soit :

- 75 milliards dans les eaux de surface
Réseau des cours d’eau : environ 270 000 kilomètres
Stock des eaux de surface : 109 kilomètres cubes (dont 7,5 milliards de m3 répartis dans 622 barrages hydro-électriques).

- 100 milliards de m3 d’eau stockés dans les aquifères : la réserve d’eau souterraine est constituée de quelque 6500 aquifères dont la contenance est estimée à environ 2000 kilomètres cubes d’eau.

- La ressource souterraine représente les deux tiers de l’alimentation en eau potable et un tiers des prélèvements utilisés pour l’industrie et l’irrigation.

Prélèvements et consommations

Le total des prélèvements d’eau en France est estimé à quelque 37 milliards de mètres cubes d’eau par an, à savoir :
- Usages énergétiques : 20,8 milliards de m3 (dont 75 % sont issus des eaux de surface continentales) sont utilisés pour la production d’énergie hydroélectrique et le refroidissement des centrales thermiques ou nucléaires, puis relâchés dans les rivières ou sous forme de panache de vapeur.
- Usages domestiques : 5,4 milliards de m3, soit 170 litres d’eau par jour par usager.
- Alimentation des canaux : 4,7 milliards de m3.
- Usages agricoles (irrigation)  : 3,2 milliards de m3 (dont 63 % prélevés dans les eaux de surface continentales, avec de fortes disparités à l’échelle régionale).
- Usages industriels : 2,5 milliards de m3.

Après évaluation du volume d’eau consommé (non rejeté après prélèvement) et de l’état et de la qualité de l’eau prélevée finalement rejetée après usage (compte tenu de caractéristiques comme la température, la potabilité, la pollution, etc.), les ordres de grandeur des prélèvements et consommations d’eau par grand secteur sont les suivants :

Prélèvements bruts (34 milliards de mètres cubes)
- Énergie 57 %
Eau potable 18 %
Industrie 10 %
Agriculture 15 %.

Consommations nettes (6 milliards de mètres cubes)
- Énergie 22 %
Eau potable 24 %
Industrie 6 %
Agriculture 48 %.


Apr 23

Bien rincer les installations d’eau potable avant de les remettre en service

Au moment où certains établissements publics et privés s’apprêtent à reprendre leurs activités - cabinets paramédicaux, salons de coiffure, de massage ou de beauté, etc., et plus tard les centres scolaires, sportifs et autres -, les distributeurs d’eau potable attirent l’attention sur l’impérative nécessité de bien rincer les installations avant leur remise en service. Le fait que ces installations n’ont guère été utilisées durant plusieurs semaines favorise la prolifération de microorganismes qui comme les légionelles peuvent entraîner de sévères pneumonies.

Concrètement, et avant toute remise en service de ces établissements, il s’agit d’ouvrir tous les robinets - éviers, lavabos, douches et autres raccordements - et de laisser couler l’eau pour un rinçage complet. Il est important d’ouvrir simultanément plusieurs robinets pour assurer un courant suffisamment fort dans les conduites de distribution. Il faut laisser couler l’eau de tous les robinets au moins jusqu’à l’obtention d’une température constante. Le rinçage doit s’effectuer séparément pour l’installation d’eau froide et l’installation d’eau chaude. Ce geste simple et efficace permet de protéger la santé des utilisateurs.

- Pour en savoir plus, consulter la fiche d’information rédigée par la Société suisse de l’industrie du gaz et des eaux (SSIGE)


Mar 24

La vidange du Rhône entre Léman et Lyon reportée à 2021

Compte tenu de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus, le Canton de Genève et la Préfecture de l’Ain ont convenu de reporter d’un an l’abaissement partiel et provisoire du Rhône pour la gestion sédimentaire du Haut-Rhône entre le Léman et Lyon qui était annoncé pour fin mai début juin 2020. Il est en effet prévu de procéder tous les 3 ou 4 ans à ce genre d’opération (la dernière date de mai 2016) pour assurer la sécurité des riverains tout en prenant en compte les intérêts socio-économiques et en minimisant les impacts sur l’environnement. Le contexte sanitaire actuel de confinement généralisé impose aux opérateurs de limiter strictement la mobilisation de leurs équipes pour assurer la continuité des activités, ainsi qu’aux opérations de maintenance et de sécurité des ouvrages. Ce report n’affectera pas la sécurité des riverains concernés ni la protection des biens contre les crues. (Source : État de Genève)


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