Accueil

Bloc-Notes

Informations en bref et en vrac


Informations en bref et en vrac


160
Jun 15

Le Rhône
une civilisation fleuve

“Dès l’Antiquité, le Rhône s’impose comme un axe de transport incontournable entre la Méditerranée et le nord de l’Empire romain. Au fil des siècles, sur ses rives, les bateliers ont tissé leur propre culture, avec leurs savoir-faire, leurs croyances, leur parler propre.

Longtemps redouté pour ses crues violentes, le Rhône a été tour à tour corrigé, aménagé, oublié puis retrouvé. Utilisé pour le transport, l’hydroélectricité et l’irrigation, il fait depuis près de trente ans l’objet de campagnes de restauration écologique visant à le rendre à nouveau « vif et courant ».

Territoire mouvant aux visages multiples, le Rhône est un fleuve-patrimoine qu’il nous appartient aujourd’hui de ménager pour mieux vivre à ses côtés.”

(Sophie Boizard, rédactrice en chef de "L’Alpe")

AU SOMMAIRE :

- Vivre avec le fleuve
Les relations des hommes avec le Rhône ont été aussi tumultueuses que son cours. Histoire de la lente et continue appropriation du fleuve.

- L’autre Odyssée
Comment naviguait-on sur le Rhône durant l’Antiquité ? Reconstitution de la remonte jusqu’à Seyssel, un voyage aventureux qui durait plusieurs semaines.

- Le Rhône médiéval
Portrait du Rhône médiéval et de ses « riveyrands ».

- Portfolio Rhodanie
Portrait photographique des rives du fleuve, du glacier du Rhône à la Camargue.

- Sur les ailes de la colombe
La culture des mariniers a son langage propre, ses chansons, ses croyances, ses savoir-faire, son calendrier aussi qui suit les humeurs du fleuve.

- Génissiat, barrage-symbole
La naissance d’un géant de l’hydroélectricité, implanté sur le Haut-Rhône.

- Restaurer le Rhône
Comment retrouver un fleuve « vif et courant » et une plus grande biodiversité ? Les programmes de restauration écologique et hydraulique du Rhône.

- Des voiles, des toiles et du vin
Randonnée culturelle et gourmande sur la ViaRhôna entre Sablons et Tain-l’Hermitage.


“Le Rhône une civilisation fleuve”. Revue L’Alpe n°97. Éditions Glénat, avec le concours du Musée dauphinois et la Compagnie Nationale du Rhône. Grenoble, été 2022.


May 3

En Suisse, plus de 100 stations d’épuration traquent désormais le coronavirus

On sait, depuis le début de la pandémie de Covid-19, que des gènes du coronavirus se retrouvent dans les eaux usées et que leur dépistage peut être utilisé comme un outil efficace et fiable pour mesurer en temps réel la circulation du virus et de ses variants dans une population donnée [1]. En Suisse, dans un premier temps, six stations d’épuration ont participé à un projet de recherche développé par les Écoles polytechniques fédérales et l’Institut fédéral des sciences et technologies de l’eau (Eawag).

Sur la base des résultats d’analyses obtenus au cours de ce monitorage et compte tenu de la diminution des activités exceptionnelles de dépistage sanitaire, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a décidé de mettre en place un système de surveillance à l’échelle nationale qui regroupe désormais une centaine de stations d’épuration. Depuis février 2022, ces STEPs couvrent environ 70 % de la population suisse et fournissent des échantillons deux à six fois par semaine. Les données recueillies sont évaluées en continu et seront publiées à partir de juin 2022. Il est prévu que cette forme de surveillance continue au moins jusqu’à la fin de l’année, voire plus longtemps encore si la situation le requiert. (Source : OFSP)


Apr 12

Un filtre solaire pour faciliter l’accès à l’eau potable

Une équipe de scientifiques de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), dirigée par László Forró, professeur honoraire à l’Institut de physique, a mis au point un filtre de purification de l’eau qui fonctionne uniquement à l’énergie solaire. L’idée de base de ce prototype, qui pourrait être facilement déployé à grande échelle, est de faciliter l’accès à l’eau potable dans les endroits peu peuplés, voire reculés.

JPEG - 16.7 ko
Prototype de filtre à eau solaire (photo L.Forró - EPFL)

Ce nouveau filtre combine des nanofils (c’est-à-dire de l’ordre du milliardième de millimètre) de dioxyde de titane (TiO2) et des nanotubes de carbone alimentés uniquement par de l’énergie solaire. Lorsque la lumière UV impacte le filtre, celui-ci produit des molécules dérivées de l’oxygène capables d’éliminer les agents pathogènes de l’eau. Ce dispositif a été testé efficacement avec la bactérie E. Coli qui peut provoquer de graves intoxications alimentaires, mais il pourrait aussi éradiquer d’autres microorganismes tels que les salmonelles ou les légionnelles, voire des pesticides et des résidus de médicaments.

Ce prototype, présenté dans la revue npj Clean Water [1], a une surface de 0,3 m² qui permet de fournir 2 litres d’eau décontaminée par jour. Mais, disent ses concepteurs, sa dimension pour être augmentée sans difficultés pour produire davantage d’eau potable. Il offre selon eux plusieurs avantages : son faible coût économique, sa stabilité thermique et son inertie chimique. Et des améliorations peuvent encore être étudiées pour accroître l’efficacité du filtre. (Source : EPFL)


Mar 22

Nouvelles lignes directrices sur l’eau pour la coopération suisse

En matière de coopération internationale dans le secteur de l’eau, le Ministère suisse des affaires étrangères (DFAE) œuvre de diverses manières : il est actif par exemple dans le domaine de l’accès aux installations sanitaires de base et à l’hygiène, ou dans celui de la médiation entre pays riverains en vue de favoriser l’utilisation pacifique et durable des ressources en eau transfrontalières.

Les lignes directrices sur l’eau qu’il remet régulièrement à jour définissent des principes, des thèmes et des priorités qui serviront de référence à l’engagement de la Suisse dans ce domaine particulier. L’enjeu est de coordonner au mieux les trois instruments de sa coopération internationale, à savoir : l’aide humanitaire, la coopération au développement et la promotion de la paix.

Cet engagement de la Suisse en faveur d’un monde dans lequel chaque être humain a la garantie d’avoir accès à une eau de qualité et en quantités suffisantes ainsi qu’à des services sanitaires de base s’articule autour de dix principes :
- promouvoir le droit fondamental de l’accès à l’eau et à l’assainissement ;
- favoriser une meilleure compréhension du cycle de l’eau ;
- tenir compte des interactions ;
- faire reconnaître la valeur de l’eau ;
- promouvoir la bonne gouvernance ;
- garantir l’inclusion et l’autonomisation des acteurs défavorisés ;
- faire de l’eau un vecteur de paix, de sécurité et de prospérité ;
- encourager la coopération et les partenariats ;
- tenir compte des connaissances et du savoir-faire pertinent ;
- encourager l’innovation au service de la durabilité.

« Lignes directrices sur l’eau 2022-2025 ».

Ce document (32 pages) peut être téléchargé sur le site du Département fédéral des affaires étrangères.


Feb 14

Projet énergétique novateur dans le delta du Rhône

Une société française, Sweetch Energy, spécialisée dans les énergies renouvelables, et la Compagnie nationale du Rhône (CNR), concessionnaire du fleuve (sur territoire français) pour la production d’hydroélectricité, le transport fluvial et les usages agricoles, ont conclu un partenariat dédié au développement d’une filière industrielle de production d’électricité osmotique. Un site pilote sera prochainement installé dans le delta du Rhône pour exploiter la différence de salinité entre l’eau fluviale et l’eau de mer et devrait commencer à produire une électricité 100% renouvelable et permanente dès la fin de l’année 2023.

Bref rappel de ce qu’est l’osmose. Ce phénomène intervient naturellement lorsqu’une eau douce et une eau salée sont séparées par une membrane semi-perméable : les molécules d’eau douce migrent spontanément vers le volume d’eau salée. Il est cependant techniquement possible d’inverser cette migration en exerçant une pression sur la masse d’eau salée et faire en sorte que la membrane retienne les sels minéraux : c’est ce procédé d’osmose inverse qui est utilisé en particulier dans les usines de dessalement et de production d’eau potable installées en bordure de mer.

Ce mécanisme peut être également mis en oeuvre pour produire de l’électricité. Parmi les différentes technologies utilisées dans ce but, celle récemment développée par la société Sweetch Energy repose principalement sur une nouvelle génération de membranes associées à des systèmes d’électrodes sélectifs : les échanges d’ions ainsi produits génèrent du courant électrique.

Après une phase de modélisation et de tests techniques en laboratoire, des essais seront ensuite menés dans différentes zones du delta du Rhône afin de déterminer la localisation exacte du site pilote. A l’horizon 2030, précise le communiqué commun des deux entreprises, ce sont plus de 4 millions de MWh qui, chaque année sur le delta, pourraient être produits à un prix compétitif grâce à l’énergie osmotique, soit deux fois la consommation annuelle des habitants de Marseille. (Sources : Sweetch Energy / CNR)


Chargement en cours...


Contact Lettre d'information