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Informations en bref et en vrac


Informations en bref et en vrac


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Aug 13

Rivières à l’œuvre (3)

Après la Versoix, le Bisse d’Ayent, la Serrière, l’Orbe et la Suze en 2019, après l’Arnon, la Veveyse, le Trient, la Venoge et l’Aar en 2020, le journal Le Temps a poursuivi durant l’été 2021 sa série de balades au fil des rivières romandes, « entre rive et moulin, grotte et barrage, île et fabrique (…) en évoquant leur passé industrieux et le défi écologique du présent ». Tous ces articles sont disponibles sur le site du quotidien romand dans un dossier dédié aux Rivières romandes et autres plaisirs aquatiques.

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Le confluent du Rhône et de l’Arve à la Jonction (Genève) un beau jour d’été (photo aqueduc.info)

Les découvertes de l’été 2021

La Birse, une rivière qui refait surface
La Birse traverse les cantons de Berne, du Jura, de Soleure et de Bâle-Campagne avant de se jeter dans le Rhin. Plongée depuis sa source à Tavannes et le long des 22 kilomètres qu’elle parcourt dans le Jura bernois.

« Les crues façonneront la nouvelle Broye »
De la Broye, cordon ombilical qui relie Moudon aux lacs de Morat et Neuchâtel, on n’a souvent que l’image d’un tracé rectiligne sans grand intérêt. Mais un vaste mouvement de renaturation s’est créé dans la région. Les premiers méandres commencent à germer dans le lit de la rivière.

La Lonza, la rivière qui sait s’effacer
Serpentant dans le Lötschental avant de se jeter dans le Rhône, la rivière ne semble pas exister. L’omniprésence des montagnes, au cœur d’une vallée étroite, attire le regard, qui délaisse le cours d’eau. Mais l’heure de la revanche a sonné.

L’Arve, l’impétueuse amante du Rhône
Naviguant en eaux troubles, la rivière franco-suisse est mal-aimée à Genève : le Rhône cristallin reçoit les faveurs du riverain. Mais elle n’a pas dit son dernier mot et accueille des artistes sur ses rives. Rendez-vous à la Jonction.

Le Gottéron, qui faisait danser les moulins
Terre de légendes aux portes de Fribourg, écrin de verdure prisé des citadins, la vallée du Gottéron a également été, durant le Moyen Age, un poumon économique. Ses moulins ont longtemps assuré la prospérité de la cité.


P.S. Dans le même esprit et la même rubrique., le journal Le Temps a également proposé une série de cinq balades "Eau coeur de la ville" à la découverte de fontaines emblématiques de Genève à Moutier, en passant par Lausanne, Sierre et La Chaux-de-Fonds.


May 5

Balade au fil de l’eau et de l’histoire le long du Rhône urbain genevois

La Plateforme Rhône, site internet valaisan dédié à l’histoire du fleuve, proposait déjà plusieurs expositions virtuelles mettant en évidence l’importance économique et politique de ce cours d’eau alpin mais aussi les différents visages qu’il a présentés en Valais au cours des siècles et les représentations qu’on en a fait. Vient de s’y ajouter une nouvelle présentation sous la forme d’une balade au fil de l’eau et de l’histoire le long du Rhône urbain genevois.

« Et telle le fleuve, s’écoulait la journée, sans que jamais, à contempler le Rhône, j’aie pensé à gaspiller mon temps. » En 1844 déjà, les berges du Rhône, du côté de la Jonction à Genève, procuraient l’enchantement de l’écrivain anglais John Ruskin. Aujourd’hui encore, la balade qu’offrent les deux kilomètres de berges entre le Léman et la confluence du Rhône et de l’Arve livre de nombreux indices sur les différents usages passés et présents de l’eau dans cet espace patrimonial en continuelle mutation.

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Cette exposition virtuelle propose une balade sur un itinéraire pédestre qui va du pont du Mont-Blanc jusqu’à la pointe de la Jonction, avec un arrêt sur image sur une dizaine de sites pour se replonger dans l’histoire d’une ville et d’un fleuve. (Carte : swisstopo)

Les textes de cette présentation s’inspirent de l’article de Bernard Weissbrodt, « Balade sur les berges du Rhône urbain genevois », paru dans l’ouvrage collectif « Le Rhône. Territoire, ressource et culture » publié en 2020 dans les Cahiers de Vallesia.

- Voir la Balade au fil de l’eau et de l’histoire le long du Rhône genevois


May 2

Sur le Léman, une vision éphémère de la frontière

Le dimanche 2 mai 2021, à 14h30, quelque 250 bateaux se sont brièvement alignés au milieu du Léman pour matérialiser la frontière invisible qui partage ses eaux suisses et françaises. Projetée par un étudiant en architecture, cette performance avait en tout cas le mérite de démontrer que ce lac peut être un vrai trait d’union entre ses deux rives malgré les règles politiques et administratives qui ont fait de lui une zone de séparation entre pays voisins.

Elle était relativement simple, l’idée lancée par Bastian Marzoli, lauréat du concours « Frontières & Eau » organisé par la Maison de l’Architecture de Genève. Il s’agissait d’aligner, durant un bref instant, le maximum de bateaux sur la ligne invisible longue de 59 kilomètres qui, entre Hermance et Saint-Gingolph, marque la frontière lacustre entre la Suisse et la France [1]

Finalement, ce sont quelque 250 embarcations, séparées d’environ 200 mètres les unes des autres, qui le 2 mai 2021, malgré une météo qui n’était pas des plus calmes ni des plus ensoleillées, ont participé à ce projet de « Bref alignement », dessinant le tracé frontalier en léger pointillé : chaque participant avait reçu un point GPS qu’il devait occuper dès 14h30 pendant une vingtaine de minutes, le temps dont les photographes et les cameramen mobilisés pour la circonstance avaient besoin pour immortaliser la performance.

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Pour visualiser son projet, Bastian Marzoli s’est inspiré du « Paysage au-dessus du lac de Genève »
peint par Ferdinand Hodler en 1906 (image extraite du site « Bref alignement »).

L’événement lacustre aura une suite sur terre ferme. Il sera en effet virtuellement renouvelé à Genève dans le cadre de l’exposition « AQUA » mise sur pied du 19 mai au 18 juillet 2021 par la Maison de l’Architecture. Les résultats de la performance réelle seront présentés au Pavillon Sicli et une silhouette du Léman sera dessinée sur le sol à l’échelle 1:2000 : les visiteurs pourront, sur l’un des points où ils estiment que passe la frontière invisible, déposer des pastilles autocollantes simulant des embarcations.


Mar 22

Prix de l’eau dans les villes françaises : + 10 % en 10 ans

Selon une enquête menée par le magazine français « 60 millions de consommateurs » sur les prix de l’eau pratiqués dans les villes, il apparaît qu’entre 2011 et 2020 les factures d’eau ont grimpé de plus de 10 % en moyenne dans plus de la moitié des 130 collectivités prises en compte, dépassant le rythme de l’inflation.

Le prix moyen du mètre cube d’eau est d’environ 4 euros avec des écarts qui vont du simple au quintuple selon les villes : de 1,45 euro/m3 à Antibes à 8 euros à Mamoudzou (Mayotte). Les plus fortes hausses enregistrées durant la décennie concernent des villes moyennes : c’est à Pau que l’augmentation a été la plus forte (+43%, à 4,27 euros).

Pour expliquer ces hausses, le mensuel de l’Institut national de la consommation (INC) pointe notamment du doigt des normes environnementales plus strictes, la nécessité de combler les retards dans la modernisation des réseaux et des équipements, ainsi que le relèvement de la TVA sur les factures d’assainissement (de 5,5% à 7% en 2012).

L’étude met également en évidence d’une part que le passage en gestion publique dans plusieurs villes n’a généralement pas fait baisser l’addition (“le retour dans le giron public n’est pas une recette miracle”), et que d’autre part il faut s’attendre à des difficultés supplémentaires dues au réchauffement climatique et à son impact sur les ressources en eau.


Mar 18

En 50 ans, les Alpes ont perdu près d’un mois d’enneigement

C’est la première fois qu’une étude scientifique propose une vision globale des tendances climatiques de l’enneigement à l’échelle des Alpes. Une trentaine de chercheurs ont analysé des données d’observation recueillies dans quelque 2000 stations météo des six pays alpins (Italie, France, Allemagne, Autriche, Slovénie, Suisse) sur une période allant de 1971 à 2019. Les conclusions de leur travail viennent d’être publiées par la revue The Cryosphere dédiée à la recherche sur tous les aspects de l’eau et du sol gelés.

Durant ce demi-siècle, et en dessous de 2000 mètres d’altitude, la durée d’enneigement au sol s’est réduite de 22 à 34 jours, soit en moyenne 5 jours environ par décennie. La hauteur de neige moyenne entre 1000 et 2000 mètres d’altitude dans le nord des Alpes a baissé de 2,8 cm par décennie.

Cette tendance s’explique par deux phénomènes qui s’additionnent et résultent du réchauffement climatique : d’une part, en hiver, il tombe moins de neige et davantage de pluie ; d’autre part, le manteau neigeux étant de ce fait moins important, il fond plus rapidement.

Les résultats ne sont pas uniformes et les tendances diffèrent selon les cinq régions nivales que les scientifiques ont pu identifier. Les diminutions d’enneigement sont généralement plus marquées dans le sud que dans le nord. S’ils sont assez confiants dans leurs analyses de l’enneigement en dessous de 2000 mètres, les chercheurs se montrent plus prudents quand il s’agit d’altitudes plus élevées où il fait plus froid.

- Michael Matiu et al. “Observed snow depth trends in the European Alps : 1971 to 2019”, The Cryosphere, Volume 15, Issue 3 (2021)


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