AccueilInfosOn en parle

31 octobre 2013.

Veolia conserve le marché de l’eau marseillais

La Société des eaux de Marseille (SEM), filiale de la (...)

La Société des eaux de Marseille (SEM), filiale de la multinationale française Veolia, continuera de gérer, pendant 15 ans au moins, la distribution de l’eau dans la métropole des Bouches-du-Rhône. La décision a été votée par la majorité des membres du Conseil communautaire de Marseille malgré l’opposition emmenée par les élus du parti Europe Ecologie-Les Verts qui réclamaient un retour en régie publique. La SEM gérera également une part des tâches d’assainissement, dont l’essentiel sera toutefois assuré par la Société d’exploitation du réseau d’assainissement de Marseille (SERAM), filiale de Suez, autre multinationale française.

Les contrats de ces nouvelles délégations de service public portent sur un montant de 2,2 milliards pour la distribution de l’eau potable (75 millions de m3 par an) et de 1 milliard d’euros pour l’assainissement. Selon le président de la Communauté urbaine de Marseille, le tarif de l’eau devrait baisser de 20% pour atteindre un prix de 1,51 euro/m3, contre 1,82 actuellement.

La Société des eaux de Marseille dessert 17 communes, soit environ un million d’habitants. C’est le deuxième contrat de délégation de service public de l’eau en France après celui du Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif, aux mains de Veolia également) qui regroupe 149 communes de la banlieue parisienne, soit quelque 4 millions de personnes.

La Société des eaux de Marseille avait été mise en place suite à un incendie catastrophique qui avait fait 200 victimes en 1938 et auquel les pompiers n’avaient pu faire face en raison des déficiences du réseau d’eau. La SEM, dès 1943, a bénéficié d’un contrat de régie jusqu’en 1960, puis d’une délégation de service public qui vient donc d’être renouvelée pour 15 ans.

La SEM a longtemps été détenue à parts égales par la Générale des Eaux (devenue Veolia) et la Lyonnaise des Eaux (devenue Suez). En 2008, Veolia a récupéré la totalité des parts de la société alors que Suez devenait la seule actionnaire de la SERAM en charge de l’assainissement.

En 2001, la Ville de Marseille a laissé sa place à la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, laquelle, dès l’an prochain, aura également la compétence de gérer le domaine de l’eau. (agences)

- Le site de la Société des eaux de Marseille




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


Contact Lettre d'information