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7 avril 2006.

Rives et cours d’eau du bassin genevois

Jusqu’au 15 octobre, la Maison Tavel à Genève présente « Flumen », (...)

Jusqu’au 15 octobre, la Maison Tavel à Genève présente « Flumen », une soixantaine de tirages grand format de photographies signées Nicolas Crispini. Cette exposition, qui s’accompagne d’une publication de même titre, se propose de sensibiliser les habitants de la région à leur patrimoine naturel hydrique et à la diversité des milieux aquatiques.

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© Nicolas Crispini, La Laire, 8.11.2004 | 16 h 14’ 28’’

Pendant trois années, Nicolas Crispini, a parcouru rives et grèves de son canton natal. Il l’a fait en promeneur attentif, captant le spectacle sans cesse changeant des cours d’eau, des lits pierreux, des rives lacustres, des étangs, des arbres et des racines, de la vague et de l’écume. Il en résulte de pleines images de milieux naturels et sauvages à l’aspect parfois chaotique, que le photographe organise et structure en choisissant ses cadrages.

Nicolas Crispini se réclame de la « nouvelle topographie » américaine, faisant des environnements naturels le matériau même de sa photographie, cadrant dans la proximité, au fil de l’eau et au plus près du terrain, jouant avec les matières, les structures, les géométries, « réinvente le lieu sans y toucher ». Il inscrit la date et l’heure de chaque prise de vue, renvoyant ainsi à l’expérience de l’éphémère, de la transformation, du renouvellement de l’élément liquide.

Dans la salle comme dans le livre, Nicolas Crispini présente également une large sélection tirée de « Sites et paysages genevois » publié en 1919 par Fred Boissonnas, appelant ainsi le visiteur et le lecteur à comparer, par delà les décennies qui les séparent, deux démarches photographiques fort différentes.

L’exposition est également complétée par deux installations sonores de Christoph Bollmann spécialement réalisées pour cette exposition : dans la petite salle voûtée contiguë, une voix off, égrène nos préoccupations contemporaines au sujet de l’eau alors que dans la citerne du XVIIe siècle (qui déjà mérite en soi le détour) une goutte d’eau égrène le temps qui passe.




Infos complémentaires

Rives et cours d’eau du bassin genevois
Photographies de Nicolas Crispini
Maison Tavel, Genève
Jusqu’au 15 octobre 2006
Ouvert de 10 à 17 heures, fermé le lundi

Flumen - Cours d’eau et rives du bassin genevois
213 photographies de Nicolas Crispini, en bichromie
19 photographies de Frédéric Boissonnas, en quadrichromie
Texte de François Walter
144 pages, Éditions Donner à Voir / Éditions Slatkine

Pages de l’exposition sur le site des Musées d’art et d’histoire de Genève

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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