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11 mai 2017.

Pompage-turbinage : Veytaux inaugure sa centrale

Les Forces motrices Hongrin-Léman ont inauguré la centrale de (...)

Les Forces motrices Hongrin-Léman ont inauguré la centrale de pompage-turbinage de Veytaux, sur les bords du Léman, la plus puissante de Suisse après celle de Linth-Limmern (Glaris). Avec cette installation supplémentaire, la capacité totale de la centrale a passé de 240 MW à 420 et sa production escomptée est d’environ un milliard de kilowattheures (kWh) de pointe par année, soit l’équivalent de la consommation d’environ 300’000 ménages. Les quatre partenaires impliqués dans ce projet (les trois sociétés Romande Energie, Alpiq, Groupe E, et la Ville de Lausanne) ont investi dans cet ouvrage quelque 331 millions de francs suisses.

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Schéma de fonctionnement de la centrale de pompage-turbinage
de l’Hongrin-Léman (d’après un graphisme Alpiq/FMHL)

Les deux nouveaux groupes énergétiques d’une puissance de 120 MW chacun ont été installés dans une vaste caverne (100 m de long, 25 de large, 56 de haut) et sont télécommandés depuis Lausanne. Cette installation supplémentaire permet, en périodes de grande consommation d’électricité, de turbiner l’eau du lac de l’Hongrin dans la centrale de Veytaux située 880 mètres plus bas et de la déverser dans le Léman, puis, lorsque la demande est faible, de pomper de l’eau du Léman et la remonter dans la retenue de l’Hongrin.

- En savoir plus sur le site des Forces motrices Hongrin-Léman (FMHL)




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Mot d’eau

  • Le Lac

    “Si près qu’ils approchent du lac, les hommes n’en deviennent pas pour ça grenouilles ou brochets. Ils bâtissent leurs villas tout autour, se mettent à l’eau constamment, deviennent nudistes… N’importe. L’eau traîtresse et irrespirable à l’homme, fidèle et nourrissante aux poissons, continue à traiter les hommes en hommes et les poissons en poissons. Et jusqu’à présent aucun sportif ne peut se vanter d’avoir été traité différemment”. (Henri Michaux, "La nuit remue", 1935)

Glossaire

  • Limnologie

    Père de la limnologie (du grec "limné", lac, étang), le savant suisse François-Alphonse Forel (1841-1912) parlait d’elle comme de "l’océanographie des lacs". Il la définissait comme la "science des eaux continentales, des eaux stagnantes réunies dans des bassins limités et profonds, qui ne sont ni des fleuves ou rivières, ni des marais ou étangs, ni des eaux souterraines". Aujourd’hui, cette discipline a pris le sens plus large d’étude de tous les aspects écosystémiques des lacs et des grands réservoirs naturels d’eau douce à ciel ouvert.


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