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août 2012.

Parcourir la rade de Genève autrement

Les plus belles cartes postales ne disent pas tout. Et, si on les (...)

Les plus belles cartes postales ne disent pas tout. Et, si on les regarde autrement, les panoramas vantés par les offices de tourisme peuvent révéler bien des choses insoupçonnées sur l’une ou l’autre des réalités cachées de la vie quotidienne. C’est en tout cas l’ambition d’un petit guide original qui - par le biais d’éléments qui composent le paysage aquatique de "La Rade de Genève" - invite ses riverains comme les gens de passage à (re)découvrir quelques-uns des enjeux du développement durable.

L’an dernier, l’Association pour la sensibilisation au développement durable à Genève - créée en 2008 dans le but précisément de promouvoir dans la région genevoise “une économie performante et une société solidaire dans un environnement qui garantit santé, qualité de vie et bien-être” - avait édité le premier volume d’une série de guides de promenades comme autant d’invitations à découvrir "Le développement durable au détour du chemin".

Cette Association fait aujourd’hui un pas de plus en proposant un guide touristique original pour regarder la rade de Genève avec d’autres yeux, pour l’arpenter avec dans la tête des questions qu’on ne s’est peut-être jamais posées et pour mieux comprendre l’une ou l’autre de ces "bonnes pratiques" qui tentent de concilier les exigences de la vie économique et sociale et celles de la préservation du milieu naturel. Avec, servant à la fois de toile de fond et de fil rouge, les eaux du Léman et du Rhône.

Parler du Lac, c’est d’abord rappeler non seulement que ses eaux alimentent les robinets de la majorité des Genevois, mais aussi et surtout qu’il n’y a pas si longtemps il était véritablement malade et moribond, la faute à toutes sortes de pollutions. Et qu’aujourd’hui, même si tous les problèmes ne sont pas résolus, il est en phase de résurrection : la bataille pour la meilleure qualité possible de ses eaux est en train d’être gagnée. Ce qui n’est pas une mince affaire, vu que c’est un lac transfrontalier qui requiert la collaboration de deux États riverains, suisse et français, sans parler des instances communales, cantonales, départementales ou régionales.

Regarder le Lac, c’est évidemment admirer ses bateaux à vapeur qui renvoient les imaginations vers les ambiances de la "Belle Époque", mais aussi la multitude de voiles qui, elles, ravivent les exploits pas si lointains de l’équipage d’Alinghi parrainé par la Société Nautique de Genève et ceux des marins d’eau douce qui chaque année animent le Bol d’Or, la plus importante des régates du monde en bassin fermé.

Le Jet d’Eau, qu’on ne présente plus mais dont on ignore souvent sa véritable histoire, fait d’abord référence à l’essor industriel de Genève : au départ, il servait en quelque sorte de soupape aux machines de l’usine hydraulique installée sur le Rhône et dont la construction vers la fin du 19e siècle devait marquer une étape-clé du développement économique de la cité. Aujourd’hui encore, le fleuve lui fournit encore une part non négligeable de son énergie électrique.

Au fil de ses 16 pages, ce petit guide emmène aussi ses lecteurs sur les chemins de l’histoire et de la culture. Du Port Noir au Palais Wilson en passant par l’Île Rousseau, c’est l’occasion de rappeler quelques-unes des pages qui ont marqué le ralliement de Genève à la Suisse en 1815, l’installation un siècle plus tard sur ses rives de la Société des Nations, ancêtre de l’ONU, et que Genève fut la mère patrie du célèbre "Promeneur solitaire" dont on célèbre cette année le tricentenaire de la naissance et dont les idées ont largement influencé l’évolution du système politique genevois. (bw)



Infos complémentaires

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Le Guide touristique de "La Rade de Genève"

16 pages intérieures largement illustrées plus couverture avec plan, format 150x235 mm, édité en français et en anglais.

Ce guide, en diffusion publique, est également disponible en version interactive sur le site www.genevedurable.ch
de l’Association pour la sensibilisation au développement durable à Genève (ASDD).

Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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