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2 février 2005.

Nouvelles zones humides suisses classées sur la liste de Ramsar

Le 2 février 2005, à l’occasion de la Journée mondiale des zones (...)

Le 2 février 2005, à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, trois zones humides de montagne suisses d’une grande valeur écologique ont été ajoutées à la liste des zones humides d’importance internationale (Liste de Ramsar), à savoir : la marge proglaciaire du glacier du Rhône (Valais), la marge proglaciaire commune aux glaciers de Tschierva et du Roseg (Grisons), ainsi que la zone marécageuse de Laubersmad-Salwidili (Lucerne).

La protection des zones humides d’importance internationale est régie par la Convention de Ramsar. Lors de la dernière conférence des parties à la Convention, tenue à Valence en 2002, les États membres ont été invités à sélectionner des zones humides de montagne ainsi que des hauts-marais en vue de les inscrire sur la Liste de Ramsar. Les zones humides de montagne jouent un rôle important dans la régulation de l’écoulement des eaux de pluie, mais surtout dans la régulation des eaux de fonte de la neige et des glaciers. Elles constituent également des biotopes abritant une flore et une faune diversifiées.

Deux sites alluviaux de montagne et une zone marécageuse

Au début de cette année, l’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage (OFEFP) a sélectionné deux sites alluviaux de montagne et une zone marécageuse en accord avec les cantons du Valais, des Grisons et de Lucerne, ainsi qu’avec les responsables de la Réserve de biosphère de l’Entlebuch inscrite à l’UNESCO. Ces trois sites s’ajoutent ainsi aux huit autres zones humides suisses figurant déjà sur la Liste de Ramsar. Ces trois nouvelles zones humides d’importance internationale sont :

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photo © aqueduc.info

La marge proglaciaire du glacier du Rhône à Oberwald (Haut-Valais) : le site est à la fois une marge proglaciaire et une zone alluviale alpine. Une flore typique allant des plantes pionnières à des forêts de mélèzes s’y est développée grâce une dynamique naturelle toujours active aujourd’hui. Inscrire ce site sur la Liste de Ramsar permet non seulement de protéger cet écosystème particulier, mais également de compléter une série de sites qui figurent déjà sur la Liste de Ramsar et qui sont situés le long du cours du Rhône jusqu’à son embouchure dans la Méditerranée.

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photo a.wipf © ofefp

La marge proglaciaire Vadret da Roseg près de Samedan (Engadine) : cette zone alluviale est une marge proglaciaire commune aux glaciers Vadret da Roseg et Vadret da Tschierva. Il s’agit de la plus grande marge proglaciaire continue des Alpes orientales. Sa diversité géomorphologique, avec de nombreux cours d’eau et des moraines, a donné naissance à un paysage écologiquement riche et digne de protection.

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photo r.waldis © ramsar

La zone marécageuse de Laubersmad-Salwidili près de Flühli (Entlebuch) : la particularité de cette zone humide réside dans la mosaïque de différents types de marais et la diversité de la flore et de la faune qui lui est liée.

Ces trois zones humides sont déjà protégées au niveau national et en partie aussi sur le plan cantonal, car elles possèdent une grande variété de types de sols, une mosaïque diversifiée de paysages et une grande richesse biologique. Laubersmad-Salwidili fait en outre partie de la Réserve de biosphère de l’Entlebuch inscrite à l’UNESCO. En figurant sur la Liste de Ramsar, ces régions protégées au niveau suisse seront également reconnues au niveau international. Leur inscription n’aura, par contre, aucune incidence sur les dispositions d’utilisation des sites.

Les huit zones humides suisses déjà sur la Liste de Ramsar :

  • Fanel et Chablais de Cudrefin (Berne/Vaud/Neuchâtel, depuis 1976)
  • Rive sud du lac de Neuchâtel (Vaud/Fribourg, depuis 1990)
  • Les Grangettes (Vaud, depuis 1990)
  • Rhône genevois – Vallons de l’Allondon et de la Laire (Genève, depuis 1990)
  • Bolle di Magadino (Tessin, depuis 1982)
  • Kaltbrunner Riet (Saint-Gall, depuis 1990)
  • Klingnauer Stausee (Argovie, depuis 1990)
  • Niederried Stausee (Berne, depuis 1990)

Sources : communiqué OFEFP, RAMSAR

Le site de l’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage (OFEFP)




Infos complémentaires

La Convention de Ramsar et la Journée mondiale des zones humides

Depuis 1997, le 2 février est placé sous le signe de la Journée mondiale des zones humides. Cette date correspond à celle de la signature de la Convention du même nom, en 1971, à Ramsar, ville iranienne des bords de la mer Caspienne.

Entrée en vigueur quatre ans plus tard, la Convention sur les zones humides a été ratifiée jusqu’à présent par 137 États. C’est le seul traité mondial sur l’environnement consacré à un écosystème particulier.

La Convention a pour objectif "la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier".

Le thème choisi pour la Journée mondiale 2005 - "La diversité des zones humides est un trésor – ne le gaspillons pas ! » - porte sur la diversité culturelle et biologique de ces écosystèmes.

La diversité culturelle et biologique des zones humides constitue en effet une richesse naturelle dont dépend le bien-être physique et psychologique des humains. Le patrimoine culturel de ces zones humides est le résultat d’une symbiose qui remonte à la nuit des temps entre les populations et les zones humides.

Ce sont ces écosystèmes qui permettent de stocker et de filtrer l’eau douce, de maîtriser les crues, de reconstituer les nappes d’eau souterraine, de stabiliser les littoraux, d’offrir des lieux de reproduction à de nombreuses espèces aquatiques, etc.

Mais ces étendues d’eau généralement de faible profondeur sont extrêmement menacées. Longtemps on les a considérées comme des espaces insalubres qu’il fallait impérativement drainer et assécher.

Aujourd’hui, l’organisation Ramsar a précisément, entre autres missions, de renforcer les connaissances et la compréhension des fonctions et des valeurs de ces zones humides de manière à ce que chacun se sente solidairement responsable de leur conservation.

Liens

Pour en savoir plus sur la Convention de Ramsar

Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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