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26 juin 2009.

Nouvel outil statistique sur le secteur de l’eau en Europe

Grâce à la Fédération européenne des associations nationales des (...)

Grâce à la Fédération européenne des associations nationales des services de l’eau et d’assainissement (EUREAU), on dispose désormais d’un ouvrage de référence en matière de statistiques sur le secteur de l’eau dans les pays européens. Cette publication d’une centaine de pages, intitulée EUREAU Statistics Overview on Water and Wastewater in Europe 2008, a été présentée pendant la Green Week Conference organisée fin juin 2009 à Bruxelles par l’Union européenne. Le document offre à la fois des statistiques européennes globales et des analyses détaillées État par État (les 25 pays de l’Union européenne, 3 pays de l’AELE – Islande, Suisse, Norvège – et la Croatie, pays candidat à l’UE).

En bref, quelques points de repère :

- La disponibilité en eau, dont la moyenne européenne se situe aux alentours de 5’000 mètres cubes par an et par habitant, est en réalité fortement disparate : elle va de 552’536 m3/hab/an en Islande à moins de 100 mètres cubes à Malte.

- En moyenne, les 80% de l’eau douce consommée ou prélevée en Europe proviennent d’eaux de surface, mais là aussi la disparité est très forte : 97% en Hongrie contre 0% à Malte où un peu plus de la moitié de l’eau douce provient d’usines de dessalement.

- L’indice d’exploitation de l’eau, c’est-à-dire le pourcentage de prélèvements annuels par rapport au flux total des volumes d’eau, varie également en fonction de la disponibilité de la ressource : 48% en Italie contre un peu plus de 0% en Islande.

- S’agissant des usages agricoles de l’eau, les pays méditerranéens viennent largement en tête de liste, dont principalement l’Italie et l’Espagne (environ 24 milliards de mètres cubes par an), alors que d’autres pays, la Suisse ou l’Allemagne par exemple, n’en prélèvent que moins de 5 millions.

- La population desservie par les réseaux de distribution d’eau est évaluée entre 65 et 70 % en Roumanie et dans les pays baltes, contre quasiment 100 % dans la plupart des États d’Europe occidentale. Les pourcentages concernant l’accès à l’assainissement montrent une disparité encore plus grande : de 15 à 40% dans des pays comme la Croatie, la Bulgarie ou la Slovénie, à plus de 95% notamment en Suisse et aux Pays-Bas.

- Plus de 70 % de la population des pays sont desservis par un opérateur public ou mixte, mais les données sont inverses dans des pays comme la France et le Royaume-Uni (respectivement 72 et 89 % de la population desservie par un opérateur privé).

- Au total, les quelque 70’000 opérateurs de services de l’eau en Europe représentent plus de 600’000 emplois et génèrent un chiffre d’affaires annuel supérieur à 70 milliards d’euros. On évalue à environ 3,5 millions de kilomètres les réseaux de distribution d’eau potable et à plus de 2,2 millions de km les réseaux d’assainissement. Les investissements annuels dans le secteur de l’eau représentent plus de 33 milliards d’euros.

- Les données relatives à chaque pays sont réparties en 8 rubriques : l’entité nationale représentative, les bases législatives, les institutions responsables de la gestion du secteur eau, l’organisation de la gestion de l’eau, le système de tarification, les statistiques générales, les ressources en eau et leurs usages, les services de distribution et d’assainissement. (Source : « EUREAU Statistics Overview on Water and Wastewater in Europe 2008 »)

Le document, (en anglais seulement), peut être téléchargé sur le site EUREAU




Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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