Lettre mars 2004
LETTRE n° 07
22 mars, Journée mondiale de l’eau.
Pour son édition 2004, l’ONU a choisi
le thème des "catastrophes liées à l’eau"
et un slogan : "Être informé et préparé"
Pour l’Organisation météorologique mondiale (OMS) et la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SPIC) qui parrainent cette Journée, les dangers liés à l’eau représentent un risque majeur pour des millions de gens : "Les prévenir est une action essentielle."
Pour mémoire : la très grande majorité (89%) des catastrophes naturelles sont d’origine météorologique ou climatique. Qui plus est, leur fréquence est en régulière augmentation depuis une dizaine d’années. Et chaque année plus des deux tiers des 80’000 pertes en vie humaine lors de désastres naturels sont liés à l’eau. Les catastrophes naturelles sont souvent désormais synonymes de catastrophes humaines. Lire>
Dans un an et après Florence en 2003, Genève accueillera le 2e Forum alternatif mondial de l’eau
En mars 2003, parallèlement au Forum international "officiel" réuni à Kyoto, un collectif d’associations proposait à Florence un "agenda alternatif de la gestion de l’eau". Promesse avait alors été faite de poursuivre cette initiative au printemps 2005 et à Genève. La promesse sera tenue (à une date qui reste à préciser), un comité d’organisation est en train de se constituer, les premières idées d’ordre du jour sont avancées. Lire>
Chaque jour les États-Unis utilisent 1’500 milliards de litres d’eau, de quoi vider le Lac Léman au moins six fois par an
L’administration américaine vient de publier ses estimations de consommation d’eau pour l’année 2000 aux Etats-Unis (U.S.Geological Survey). D’où il ressort que 408 milliards de gallons d’eau ont été prélevés chaque jour pour tous usages (la moitié dans des centrales thermoélectriques). Ce qui, à la fin de l’année et si nos calculs sont exacts, représente plus de 560 kilomètres cubes d’eau (pour comparaison : le volume du Lac Léman est de 89 km3).Texte texte texte texte texte... Lire>
Pas de développement touristique en Afrique sans une meilleure gestion de l’eau
Si l’on en croit l’Organisation mondiale du tourisme, qui a désormais le statut d’agence spécialisée des Nations Unies, 77 millions de touristes pourraient se rendre en Afrique en 2020, c’est-à-dire trois fois plus qu’en 1995. Mais, disent les experts, tout dépendra de la capacité de ce continent à mieux gérer ses ressources en eau. Faut-il rappeler qu’aujourd’hui plus de 200 millions d’Africains vivent dans des régions affectées par le stress hydrique ou la pénurie d’eau. Lire>
Nos ancêtres "les Lacustres" ?
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Encore trop de phosphore dans le Léman : produits lave-vaisselle montrés du doigtDepuis que la France et la Suisse surtout ont déclaré la guerre au phosphate dans les lessives textiles, le Léman se porte mieux. Mais il contient toujours trop de phosphore. La faute notamment au phosphate des produits pour lave-vaisselle qui, lui, n’a jamais été interdit. Campagnes en perspective. Lire> |
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ÉDITO
Journées à vau-l’eau
Journées mondiales de ci ou ça : elles remplacent les béats du calendrier, mais ne sont souvent que des rituels d’auto-suggestion et d’auto-promotion des organismes onusiens. Ainsi en est-il de la Journée mondiale de l’eau, créée dans la foulée du Sommet de Rio, placée un 22 mars entre antiracisme et météo, et qui prêche cette fois-ci pour que l’on soit mieux informé et mieux préparé aux catastrophes liées à l’eau. Confronté aux réalités quotidiennes, son message paraît pourtant comme figé dans le fatalisme institutionnel. Lire>