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Lettre janv 2004

janvier 2004

Lettre N° 05


Deux "robots-sourciers" de la NASA en quête d’eau sur Mars

Le 6 janvier 2004, à peine débarqué sur la planète Mars, le robot mobile "Spirit" a envoyé à la NASA ses premières images du site Gusev Crater. Des images trois fois plus détaillées que celles de Pathfinder en 1997. Le 25 janvier prochain, si tout va bien, son robot jumeau, "Opportunity", se posera dans un autre endroit de la planète, à Meridiani Planum. Ces deux robots partagent une même mission : recueillir un maximum de données géologiques sur leurs sites respectifs pour permettre d’en savoir plus sur l’histoire locale du climat et de l’eau. De quoi alimenter un très vieux débat scientifique : y a-t-il du bleu sur la planète rouge ? Lire>

Mars, 13 janvier : image prise par la caméra panoramique du robot Spirit (NASA/JPL/MSSS) - Voir le site spécial de la NASA : Mars Exploration Rovers Mission


La légionelle, un révélateur de lacunes scientifiques

Depuis fin novembre 2003, plusieurs dizaines de cas d’infection de légionellose ont été recensés dans le Pas-de-Calais, en France, dont une dizaine ayant entraîné la mort. Coïncidence : début décembre, au colloque "Eau et Santé" de Chambéry, un chercheur français, Yves Lévi, mettait en garde : selon lui, la légionelle est une bactérie révélatrice des lacunes scientifiques en matière de gestion des risques sanitaires liés à la contamination bactérienne des eaux. Voir la fiche : Légionelle et légionellose


La fonte des glaciers suisses bat des records

Le Glacier du Rhône : depuis 1850, il a rétréci d’environ 2,5 km dont la moitié avant 1880, date à laquelle commença son observation régulière. Au cours de la dernière décennie, il a fini par quitter la pente raide qui domine la haute vallée de Gletsch (photo © aqueduc.info).

Une première analyse des données récoltées l’automne dernier lors des relevés annuels de la Commission glaciologique de l’Académie suisse des sciences naturelles débouche sur un constat on ne peut plus clair : durant la dernière période d’observation 2002-03, les glaciers suisses, sans aucune exception, ont diminué de longueur et de masse. Le recul le plus important dépasse même les 150 mètres. Et les pertes de masse enregistrées dépassent les valeurs maximales antérieures connues. Lire>


En Suisse, tout distributeur d’eau doit désormais informer régulièrement les consommateurs

Depuis le 1er janvier 2004, tout distributeur d’eau, en Suisse, et quelle que soit sa taille, est légalement tenu d’informer les consommateurs de la qualité de l’eau qu’il distribue, et cela au moins une fois par année. Cette obligation nouvelle découle de la mise en application de l’article 275d de la nouvelle Ordonnance fédérale sur les denrées alimentaires. Lire>

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2 FÉVRIER :
JOURNÉE MONDIALE
DES ZONES HUMIDES

"De la montagne à la mer, les zones humides travaillent pour nous"

Depuis 1997, le 2 février est placé sous le signe de la Journée mondiale des zones humides. Cette date correspond à celle de la signature de la Convention du même nom, en 1971, à Ramsar, ville iranienne des bords de la mer Caspienne.

Entrée en vigueur quatre ans plus tard, la Convention sur les zones humides a été ratifiée jusqu’à présent par 137 États. C’est le seul traité mondial sur l’environnement consacré à un écosystème particulier.

La Convention a pour objectif "la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier".

Le thème choisi pour la Journée mondiale 2004 - "De la montagne à la mer, les zones humides travaillent pour nous" - met l’accent sur "la beauté, la diversité et l’utilité" de ces écosystèmes.

Ce sont eux qui permettent de stocker et de filtrer l’eau douce, de maîtriser les crues, de reconstituer les nappes d’eau souterraine, de stabiliser les littoraux, d’offrir des lieux de reproduction à de nombreuses espèces aquatiques, etc.

Mais ces étendues d’eau généralement de faible profondeur sont extrêmement menacées. Longtemps on les a considérées comme des espaces insalubres qu’il fallait impérativement drainer et assécher.

Aujourd’hui, l’organisation Ramsar a précisément, entre autres missions, de renforcer les connaissances et la compréhension des fonctions et des valeurs de ces zones humides de manière à ce que chacun se sente solidairement responsable de leur conservation.

Pour en savoir plus sur la Convention de Ramsar

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