Lettre fév 2004
Lettre N° 06
Ce mariage de l’eau et du riz
qui fait vivre la moitié du monde
Aucune culture ne consomme autant d’eau que celle du riz, nulle autre céréale que le riz n’est capable de résister pareillement à l’inondation. Et quand on sait que cette culture vivrière nourrit plus de la moitié de la population mondiale et que le 21e siècle pourrait être celui des grandes batailles de l’eau douce, il n’est pas inutile de s’attarder une fois sur ce mariage entre ces deux "éléments" indispensables à la survie de la planète. L’actualité en fournit une double occasion. 2004, tout d’abord, est placée par l’ONU sous le label de l’Année internationale du riz et le fait de suivre immédiatement l’Année de l’eau n’est pas une simple coïncidence. Par ailleurs, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) a organisé à Rome, les 12 et 13 février, une Conférence internationale sur le riz. LE DOSSIER aqueduc.info>
- Plus de 90 % du riz mondial provient de la riziculture irriguée, pluviale ou en eau profonde
- Les rizières occupent environ 140 millions d’hectares de la surface du globe
- La culture du riz irrigué exige par saison une "tranche d’eau" de 900 à 2250 millimètres
- On compte qu’il faut en moyenne plus de 2’000 litres d’eau pour obtenir un kilo de riz
- Une partie de l’eau qui sert à la culture du riz est recyclée pour d’autres utilisations.
LES ÉCOSYSTÈMES DES RIZIÈRES :
UNE BIODIVERSITÉ AQUATIQUE À SAUVEGARDER
L’un des objectifs de l’Année Internationale du Riz (2004) est non seulement d’améliorer la production rizicole mais aussi de contribuer à la conservation et à l’utilisation durable des ressources biologiques que constituent les écosystèmes des rizières. On pense en particulier à la contribution que les espèces sauvages aquatiques animales et végétales apportent aux moyens d’existence ruraux. Au départ, une triple réalité : les rizières hébergent une multitude d’espèces animales et végétales aquatiques, les populations rurales y trouvent de quoi améliorer leur alimentation, mais la pression démographique toujours plus forte fait peser des menaces sur la quantité et la qualité de ces ressources aquatiques. Lire>
ET ENCORE
Moins de poissons dans les eaux suisses : pourquoi ? que faire ?En 20 ans, les prises de truites ont baissé de 60%. Moins de pêcheurs, mais aussi des populations de poissons à la baisse. La faute aux pollutions, au mauvais état des milieux naturels, aux maladies et au réchauffement de l’eau. Mesures en vue. Lire> |
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Entre l’eau du robinet et celle des bouteilles : le rêve et le marketing font la différence !Pourquoi boire gratuitement au robinet de l’eau que l’on peut payer très cher en bouteilles ? Question posée le 27 janvier par l’émission A Bon Entendeur de la Télévision suisse romande. Réponse sans détours : "en jouant avec notre irrationnel et sur l’image de la pureté, le marketing a réussi à imposer l’eau en bouteille". Positions. Lire> |
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De la glace sur Mars, c’est sûr ! mais (pour le moment) nulle trace d’eau liquide (suite)Les responsables de la mission Mars Express de l’Agence spatiale européenne (ESA) arboraient un grand sourire le 23 janvier. Et pour cause. La sonde n’était pas encore sur son orbite définitive que déjà elle fournissait la preuve scientifique qu’il y a bel et bien de la glace sur la planète rouge. Lire> |
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Je suis le riz
vous êtes l’eau
au champ
on est inséparables
au village
on vit côte à côte
chaque fois qu’on se voit
c’est une histoire d’amour
on est ensemble
pour toujours
de la rizière à la marmite
(d’après une chanson malgache)
"Chaque jour le niveau de l’eau baissait et la tête des plants de riz s’inclinait davantage. La rivière s’était amenuisée jusqu’à n’être plus qu’un filet d’eau, le puits était complètement à sec. Bientôt la pointe des tiges de riz tourna au brun ; sous nos yeux, la métamorphose s’opéra comme s’étend une maladie contagieuse, effaçant le vert qui pour nous était la vie."
Kamala Markandaya,
"Le riz et la mousson"
...En ce temps-là, le riz était bien plus gros qu’aujourd’hui. C’était un cadeau des Dieux qui avaient eu pitié des hommes. De plus, ce riz extraordinaire ne donnait pas de travail : il suffisait de le semer. Et dès qu’il était mûr, il rentrait de lui-même à la maison...
LUA, GÉNIE DU RIZ,
CONTE VIETNAMIEN
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