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Lettre août 2005

24 septembre 2005

LETTRE n° 16

Spéciale
Exposition temporaire à l’ALIMENTARIUM de Vevey

Du 11 mars 2005 au 8 janvier 2006, Alimentarium - Musée de l’Alimentation, à Vevey (Suisse), propose une exposition placée sous le titre : « l’eau à la bouche ». Cet itinéraire à travers les goûts, formes, couleurs et autres perceptions et pratiques de l’eau à boire s’accompagne d’une passionnante publication regroupant une bonne trentaine de points de vue souvent inattendus sur différents thèmes liés à la consommation de cet élément vital. Pour sa lettre d’été et avec la très aimable autorisation du Musée, aqueduc.info vous invite à la lecture de quelques « bonnes feuilles » extraites de cet ouvrage et portant sur l’une ou l’autre de ses approches à caractère plutôt sociologique ou ethnographique. À votre bonne santé !

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À quoi ressemble une bonne eau ?

« L’eau est essentielle, elle est parée de vertus mais cache des dangers de toutes sortes. Même dans les contextes où l’eau potable est à la portée de chacun, la relation avec cet élément n’est pas si simple car les valeurs qui lui sont attribuées sont souvent ambiguës et ont varié au cours du temps. Ces ambivalences apparaissent dans la richesse des expressions et des qualificatifs utilisés pour décrire et distinguer les différentes eaux. » (Isabelle Raboud-Schüle, ethnologue) Lire>


Les gestes de la bouteille d’eau

La bouteille d’eau est porteuse de nouveaux gestes, de nouvelles manières de boire, clairement repérables par exemple dans les rituels accompagnant les régimes minceurs. Avec l’apparition de la bouteille personnelle, celle que l’on emmène avec soi en plus du téléphone portable, on assiste au développement de nouveaux usages qui rompent avec les manières de boire traditionnelles. Au travers des gestes qui lui sont associés, ces gestes nous renseignent sur une caractéristique majeure de nos sociétés contemporaines : l’individualisme. Lire>


L’eau entre quête vitale et méfiance montagnarde

L’évoue ü lu châva dè la vyà, l’eau est la sève de la vie, disent dans leur patois les habitants du village valaisan d’Évolène. Et pour cause : le nom de leur village, emprunté au ruisseau qui le traverse, signifie ‘eau abondante’. Pourtant, dans la société paysanne montagnarde, l’eau est loin de représenter la boisson vivifiante par excellence. Le lait et le vin y occupent une plus grande place. Explications de la dialectologue Gisèle Pannatier. Lire>


Le Gange, mythe et pollution

Dans la plupart des croyances et religions, l’eau occupe généralement une place de choix. Notamment au travers de nombreux rites de purification, baptêmes et aspersions, bains et ablutions. Avec cette conviction que l’action physique de l’eau sur le corps se traduit aussi par un réel changement spirituel intérieur. Ce qui parfois n’exclut pas la confrontation avec quelques interrogations moins prosaïques… notamment en Inde, sur les rives du Gange. Lire>


La gargoulette espagnole, une manière bien particulière de boire

Parmi les récipients d’Espagne, une place particulière revient à la cruche de terre cuite botijo dite gargoulette. Elle n’a pas cessé d’être utilisée jusqu’à nos jours. Pour José Juan Ojeda Quintana, spécialiste en économie de l’eau et collectionneur de récipients à eau, elle symbolise même l’Espagne avec sa forme caractéristique et la manière de boire qu’elle implique. Lire>


L’eau de coco, boisson vitale des hommes,
des dieux ... et des sportifs

Le cocotier Cocos nucifera Linné, répandu dans toute la ceinture tropicale du globe, est probablement le végétal le plus utile des îles d’Océanie. Une jeune noix verte peut selon l’espèce contenir jusqu’à plus de 800 ml d’une eau dotée de multiples qualités : rafraîchissante, douce, biologiquement pure et isotonique. Bref, comme l’écrit l’ethnologue Marie-Claire Bataille-Benguigui, « une eau bienfaisante aux multiples effets, véritable cadeau de la nature à l’homme ». Lire>


Un litre à lire… par le petit bout de la paille

« L’eau à l’état liquide prend la forme du récipient qu’on lui consacre ». Les auteurs du livre de l’exposition « l’eau à la bouche » l’ont donc imaginé comme un emballage de boisson, et son volume (aux deux sens du mot) fait près d’un litre. Et la paille qui est astucieusement insérée dans ses pages et qui sert de thème graphique à l’affiche de l’exposition est une claire invitation à le déguster « à petits traits ». Lire>


  • "l’eau à la bouche", livre de l’exposition publié sous la direction de Isabelle Raboud-Schüle et Nicole Stäuble Tercier, 368 pages, Alimentarium, Vevey, 2005.

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