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décembre 2012.

Les mots de l’eau

Dictionnaire des eaux douces -Jacques Bethemont Les (...)

Dictionnaire des eaux douces -Jacques Bethemont

Les scientifiques et les politiciens estiment d’un commun accord que ce siècle sera celui de l’eau rare, précieuse, convoitée et difficile à partager. Mais de quoi est-il question ? Il y a l’eau des ingénieurs et celle des poètes, l’eau des agriculteurs et celle des urbanistes, l’eau des stratèges et celle des pèlerins. Et cette eau revêt une infinité de formes, le nuage et le glacier, le fleuve et le canal, la source et l’égout, pour ne citer que quelques-unes de ces formes. Elle se prête à tous les usages, boisson, irrigation ou transport. Elle apparaît dans toutes les configurations, travail ou loisir, industrie ou commerce, guerre ou paix. Il y a le miracle de l’eau qui vivifie les déserts, et la malédiction de la grêle ou de la crue. Elle est si diverse dans ses formes, ses usages et ses symboles qu’il serait impossible de réaliser un ouvrage traitant de la totalité de ses aspects, de ses usages et de ses problèmes. Du moins ceux-ci peuvent-ils être présentés sous la forme simplificatrice d’un dictionnaire qui assume les approches du scientifique, de l’ingénieur et du poète. On trouvera donc dans ce dictionnaire des entrées aussi diverses que H2O, Baptême, Eau virtuelle et Musique, sans oublier Archimède ou Claude Monet. N’y aurait-il pas dans cette démarche un affreux mélange des genres ? Non, car l’eau fait rêver l’ingénieur et s’interroger le poète sur l’origine des choses, ce qui autorise un parcours de la métrique à la symbolique.

Jacques Bethemont est professeur émérite de l’Université de Saint-Etienne, fondateur et ancien directeur du Laboratoire de géographie rhodanienne du Centre national français de la recherche scientifique.


Jacques Bethemont
LES MOTS DE L’EAU
Dictionnaire des eaux douces
De la métrique à la symbolique
Éditions de L’Harmattan
2012, Paris, 336 pp.



Infos complémentaires

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Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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