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16 décembre 2008.

Les (grands) ombles chevaliers du Léman suisse interdits à la vente

Suite à des analyses de contamination aux PCB (polychlorobiphényles),

Suite à des analyses de contamination aux PCB (polychlorobiphényles), les chimistes cantonaux de Vaud, Valais et Genève ont prononcé une interdiction de commercialisation des ombles chevaliers pêchés dans le Léman et dont la taille est supérieure à 39 cm. Ils précisent que, compte tenu que de tels poissons représentent une faible part de la pêche professionnelle, cette interdiction paraît proportionnée et apte à protéger les consommateurs sans nuire gravement aux intérêts économiques des pêcheurs professionnels. Une telle mesure est par ailleurs déjà en vigueur depuis plusieurs mois dans la partie française du Léman.

Des campagnes d’analyse de PCB dans les poissons ont été organisées au cours de l’année écoulée. Les résultats obtenus ont montré que, contrairement aux autres espèces lacustres, les teneurs en ces contaminants étaient élevées dans certains ombles chevaliers. Les PCB ayant la particularité de s’accumuler dans la matière grasse, les poissons sont d’autant plus contaminés qu’ils sont âgés. Une relation directe entre la taille des ombles chevaliers et leur teneur en PCB a ainsi pu être démontrée.

Certains PCB présentent une toxicité élevée, semblable à celle de la dioxine, et il existe donc un risque sanitaire pour le consommateur. L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, sur la base des analyses qui lui ont été soumises, est parvenue à la conclusion que les ombles chevaliers du lac Léman pouvaient être consommés sans risque si leur taille était inférieure à 39 cm.

Au-delà, les ombles chevaliers peuvent contenir des PCB en quantités supérieures aux normes préconisées par l’Organisation mondiale de la santé, et donc présenter un risque pour la santé de celui qui en consomme. D’où l’interdiction de leur commercialisation en France et désormais également en Suisse.

La consommation d’autres espèces de poissons du Léman ne présente pas de risque pour la santé.

(Source : Bureau d’Information et de Communication de l’Etat de Vaud)




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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