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13 juillet 2011.

Les eaux suisses sont de bonne qualité, mais plusieurs sujets d’inquiétude demeurent

Quand bien même la qualité de l’eau des lacs et rivières suisses (...)

Quand bien même la qualité de l’eau des lacs et rivières suisses s’est nettement améliorée au cours des dernières décennies, la présence de micropolluants de toutes sortes continue de poser problème, de même que le mauvais état morphologique de nombreux cours d’eau. Quant aux eaux souterraines, de qualité généralement bonne, elles souffrent souvent d’une charge excessive de substances indésirables. Tel est, en résumé, le constat porté sur ce thème précis par les rédacteurs du rapport "Environnement Suisse 2011", établi conjointement par les Offices fédéraux de l’environnement et de la statistique (*).


Chapitre “EAUX”
Extrait du rapport "Environnement Suisse 2011"
(page 16)

" La qualité de l’eau des lacs et rivières suisses s’est nettement améliorée au cours des dernières décennies, notamment en ce qui concerne les concentrations de nutriments. Cette évolution réjouissante est due en grande partie aux investissements consentis pour l’infrastructure d’épuration des eaux, ainsi qu’à l’interdiction des phosphates dans les lessives. Les micropolluants issus des ménages, de l’industrie, de l’artisanat, de l’agriculture et d’autres sources diffuses (par exemple les voies de communication et les surfaces imperméabilisées) continuent de poser problème.

Par ailleurs, de nombreux cours d’eau ne peuvent plus remplir entièrement leurs fonctions naturelles parce qu’ils ne disposent plus d’un espace suffisant et que leur morphologie et leur régime hydrique ont été altérés. Sur le Plateau, environ 40 % des cours d’eau sont dans un mauvais état du point de vue structurel et cette proportion atteint même 80 % dans les zones bâties.

La qualité des eaux souterraines est généralement bonne. Par contre, dans les zones urbanisées et utilisées intensivement par l’agriculture, ces eaux souffrent souvent d’une charge excessive de nitrates et d’autres substances indésirables comme les produits phytosanitaires et les hydrocarbures chlorés. Selon les connaissances actuelles, les concentrations observées dans les eaux souterraines ne menacent pourtant pas la santé humaine.

Ces dernières années, la Suisse est passée d’une protection des eaux purement qualitative à une approche plus systémique. La gestion intégrée de la ressource eau doit favoriser la revitalisation des rivières et des lacs et réduire les effets négatifs de l’exploitation hydraulique sur l’environnement (régime d’éclusées, obstacles à la migration des poissons et perturbation du régime de charriage). Il s’agit aussi de mettre en œuvre de manière cohérente les solutions élaborées pour lutter contre les micropolluants, tout en continuant à diminuer les pollutions diffuses grâce à des mesures ciblées. La même approche s’applique aux substances indésirables présentes dans les eaux souterraines. "





Infos complémentaires

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(*) Le rapport "Environnement Suisse 2011", rédigé conjointement par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) et l’Office fédéral de la statistique (OFS), fournit une vue d’ensemble systématique de l’état et de l’évolution de l’environnement en Suisse, met particulièrement en évidence les effets sur l’environnement du mode de vie de la population, dresse le bilan des mesures prises pour améliorer la qualité de l’environnement et identifie les champs d’action actuels.Il est disponible sur le site de l’OFEV

Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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