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11 janvier 2007.

Le Valais aura sa MINERVE pour prévenir les crues

Comment prévoir les débits du Rhône et de ses principaux affluents, (...)

Comment prévoir les débits du Rhône et de ses principaux affluents, comment utiliser les barrages afin de réduire les crues ? Le Canton du Valais, qui sait ce qu’inondations veut dire, a pris les moyens de répondre à ces questions prioritaires. En 2002, il avait mandaté l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne et Météosuisse pour développer un système de gestion informatique. L’outil est prêt. Reste à en peaufiner la fiabilité et à le faire connaître à tous ceux qui auront à s’en servir.

MINERVE. En clair : Modélisation des Intempéries de Nature Extrême, des Retenues Valaisannes et de leurs Effets. Ce système, dans sa conception de base, repose sur les prévisions météorologiques et sur la modélisation hydrologique des bassins versants naturels. Il prend également en compte l’impact des aménagements hydroélectriques.

Les chercheurs de l’EPFL ont saisi dans un programme informatique toutes les données utiles relatives aux barrages et aux principaux cours d’eau du canton. Minerve, à partir des prévisions météorologiques de MétéoSuisse (précipitations et températures), calcule ensuite les débits jusqu’à 72 heures en avance. Cet outil d’aide à la décision permet alors, par d’éventuelles actions anticipées, de limiter les dommages lors de la crue.

Un outil complémentaire à la 3e correction du Rhône

Minerve et une gestion optimisée des retenues d’eau permettront évidemment d’atténuer les crues et d’en réduire considérablement les risques, mais ne résoudront pas pour autant tous les problèmes. Les bassins versants des barrages valaisans, de l’ordre de quelque 1430 kilomètres carrés dont la moitié est faite de glaciers, ne représentent en effet qu’un petit tiers de tout le territoire cantonal. Les travaux d’aménagement du Rhône, prévus dans le projet de 3e correction du fleuve, ainsi que la conception de débordements contrôlés, restent des impératifs de toute première importance.

Ce nouvel outil requiert à la fois la mobilisation de toutes les compétences - météorologues, hydrologues, hydrauliciens, informaticiens, gestionnaires de barrages, chargés de sécurité, etc. – et la coopération à tous les niveaux de décisions de l’administration du canton et des communes. On comprend, dans ces conditions, que les autorités valaisannes prennent soin de faire connaître au mieux ce système informatique.

« Tout ne fonctionnera pas, certes, du premier coup », déclarait le 11 janvier le conseiller d’Etat Jean-Jacques Rey-Bellet, lors de la première présentation officielle du projet. « Mais si l’on veut que Minerve soit opérationnel dès 2008, le dialogue doit s’installer dès maintenant et il serait opportun d’envisager des exercices communs, afin de se tenir prêt pour la prochaine crue. »

Tout cela a un prix. Le chef du Département valaisan des transports, de l’équipement et de l’environnement, a rappelé à ce propos que ce ne sont pas moins de 20 millions de francs qui sont en moyenne investis chaque année dans des projets de prévention contre les crues. Quant à la 3e correction du Rhône, elle impliquera des dépenses de l’ordre de 50 millions de francs par an, sur 20 à 30 ans. (bw)

(Source : Communiqué État du Valais – EPFL)




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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