AccueilInfosAnnées précédentesAnnée 2006

9 novembre 2006.

Le Royaume-Uni reconnaît le droit à l’eau

À l’occasion de la publication du Rapport mondial sur le (...)

À l’occasion de la publication du Rapport mondial sur le développement humain 2006, Hilary Benn, Secrétaire d’État au Développement international, a annoncé la décision du gouvernement britannique de reconnaître le droit à l’eau comme droit humain : “Dans bien des pays en développement, des sociétés distribuent de l’eau subventionnée aux riches mais souvent ne touchent pas du tout les pauvres. La reconnaissance du droit de l’eau aidera à changer cet état de choses et permettra à tous les citoyens d’exiger davantage de leurs gouvernements.”

Pour Hilary Benn, il est inacceptable que 5’000 enfants meurent chaque jour parce qu’ils boivent de l’eau sale. Il est grand temps d’agir : « Il y a trop d’agences internationales qui s’intéressent au domaine de l’eau et de l’assainissement et pas assez d’action ; trop de réunions et trop de groupes de travail et pas assez de tuyaux et de robinets. Voilà pourquoi je soutiens une réforme fondamentale du système international.”

Le Secrétaire d’État au Développement international propose un plan d’action mondial prévoyant des financements accrus et plus efficaces, un rapport annuel sur les progrès enregistrés vers les objectifs du Millénaire en matière d’accès à l’eau et d’assainissement, une conférence mondiale annuelle de haut niveau des pays donateurs et des pays en développement chargée de faire le bilan des progrès et des lacunes, et de prendre des décisions pour l’action.

Cela suppose aussi que chaque pays en développement dispose d’un plan national et d’un organisme d’application ; que le gouvernement, les bailleurs de fonds et la société civile travaillent ensemble pour identifier des obstacles et les surmonter ; et que les Nations Unies se dotent d’une agence pour l’eau et l’assainissement (Hilary Benn précise à ce sujet qu’une telle agence serait alors le seul organisme onusien auquel le Royaume-Uni participerait financièrement dans le domaine de l’eau et encouragerait les autres États à faire de même).

Concrètement, le gouvernement britannique, dès 2008, va doubler son soutien à l’Afrique (95 millions de livres par an) puis le doubler à nouveau en 2011 (200 millions de livres par an). Mais, précise-t-il, il ne suffit pas de mettre davantage d’argent, encore faut-il que cet argent soit dépensé plus efficacement. Faire en sorte que les plus pauvres aient accès à l’eau est chose possible, à condition de se donner les bonnes structures et de les appuyer financièrement et politiquement.

(Source : Communiqué du Département d’État britannique pour le Développement International)




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


Contact Lettre d'information