Le Rhône genevois, l’Allondon et la Laire sous protection internationale
La partie du Rhône qui va de la rade au barrage de Verbois était déjà protégée par la Convention de Ramsar depuis 1990. La Tribune de Genève, qui donne l’information dans son édition du 3 mars 2001, note que que "le site abrite une faune et une flore remarquables. Citons le blaireau et le castor ; parmi les oiseaux, le grèbe huppé et la sterne pierregarin ; parmi les reptiles et batraciens, la salamandre tachetée, le crapaud accoucheur et la couleuvre d’Esculape ; et, enfin, la truite lacustre et l’ombre.
Le Rhône constitue un véritable corridor écologique, traversant ville et campagne, tandis que les vallons de l’Allondon et de la Laire accueillent de nombreuses espèces "méridionales" uniques en Suisse. Végétation pionnière, prairies et steppes y sont légion. Le classement Ramsar du Rhône genevois constitue en fait la reconnaissance internationale d’une protection qui existait déjà au niveau suisse. Ce site était déjà recensé en effet par l’IFP, l’Inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels d’importance nationale, et par l’OROEM, l’Ordonnance sur les réserves d’oiseaux d’eau et migrateurs.
Le libellé du classement Ramsar (09/11/90 ; Genève ; 1,929 ha ; 46º12’N, 06º09’E. Site Ramsar no. 506) indique comme zone protégée " la section du Rhône qui traverse Genève et en aval de Genève, y compris les rives du Lac Léman et les quais de la ville, les zones riveraines du Rhône et (suite à une extension significative du site le 2 février 2001) de deux petits affluents s’étendant de l’extrémité sud-ouest du lac jusqu’à la frontière française.
Les habitats protégés comprennent des lits de roseaux, des prairies sujettes à des inondations saisonnières, des broussailles et des espaces alluvionnaires boisés. La zone protégée est d’une certaine importance pour l’hivernage d’oiseaux aquatiques, mais sa valeur principale réside dans les derniers vestiges non modifiés du cours du Rhône sur territoire suisse.
Compte tenu de la proximité de la ville, cette zone sert de cadre à certaines activités humaines comme la randonnée pédestre, le cyclotourisme, le canoë, le rafting et le camping, mais on y pratique aussi non loin de ses rives la sylviculture, l’agriculture, l’élevage, la viticulture et la production d’électricité. "
Site de la Convention de Ramsar
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