AccueilInfosAnnées précédentesAnnée 2003

1er octobre 2003.

Le Rhin aurait perdu la moitié de ses poissons pendant la canicule !

Pour la Fédération suisse de pêche (FSP), l’heure est aux bilans (...)

Pour la Fédération suisse de pêche (FSP), l’heure est aux bilans calamiteux de l’été. Pour cause de débits trop faibles et de températures de l’eau trop élevés, fleuves et rivières de Suisse ont connu l’hécatombe. Le Rhin aurait même perdu la moitié des poissons.

Selon la FSP, on a dénombré quelque 30’000 ombres entre Stein-am-Rhein et Schaffhouse durant la seule deuxième semaine du mois d’août, c’est-à-dire plusieurs dizaines de tonnes de poissons.

Le volume d’eau courante du Rhin - situé normalement entre 500 et 600 mètres cubes par seconde - était réduit de deux tiers et sa température a parfois atteint les 27°C.

Les pêcheurs sont fâchés. Ils constatent que des droits de prélèvement d’eau ont été très largement accordés à l’agriculture et que les contrevenants n’ont guère été inquiétés. Ils réclament donc que la loi fédérale sur la protection des eaux prévoie dans de pareilles circonstances l’institution d’un véritable état d’urgence.

Ils rappellent aussi qu’il existe une législation sur les débits minimaux mais qu’elle n’est hélas pas suivie et qu’il appartient aux entreprises de production d’électricité de respecter les normes nécessaires à la survie de la faune et de la flore dans les cours d’eaux (agences).

Féderation Suisse de pêche



Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


Contact Lettre d'information