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La coopération suisse tire un bilan positif de ses engagements dans le domaine de l’eau

Château d’eau de l’Europe, et qui plus est "fière de la gestion des eaux sur son territoire", la Suisse s’engage depuis des décennies pour l’amélioration de accès à l’eau des populations de plusieurs pays en développement. Lors d’un forum public organisé le 15 septembre à Berne, la Direction du développement et de la coopération (DDC) a tiré un bilan des activités conduites à ce jour et lancé le débat autour de nouveaux moyens d’action.
15 septembre 2010

En s’engageant pour l’eau au niveau mondial, dit-on à la DDC, la Suisse ne témoigne pas seulement de sa générosité et de sa solidarité internationales, elle assume aujourd’hui une responsabilité dont dépend sa prospérité. Malgré une situation privilégiée au cœur même des Alpes et à la source de ces deux grands fleuves européens que sont le Rhin et le Rhône, ce pays n’en dépend pas moins de l’eau des autres : 80% de son ‘empreinte eau’ - c’est-à-dire la quantité d’eau nécessaire à la production de ses biens et services -, se fait hors de ses frontières, notamment dans des pays déjà frappés par la pénurie.

"L’eau est au cœur de la lutte contre la pauvreté" a rappelé Martin Dahinden, directeur de la DDC. La Suisse, qui dispose d’un savoir-faire reconnu et d’une expérience de coopération de plus de 30 ans dans le domaine de l’eau, en a fait l’un de ses pôles d’engagement et en cinq ans, de 2003 à 2008, les efforts conjoints de la Coopération et de son Secrétariat d’Etat à l’économie ont permis à près de 2 millions de personnes d’avoir accès à l’eau potable et à l’assainissement de base et à environ 150’000 petits paysans de disposer de systèmes d’irrigation efficaces.

La Suisse dit avoir toutefois la ferme intention d’accroître non seulement sa présence et sa visibilité dans ce domaine, mais aussi l’efficacité de son action, ce qui réclame de renforcer ses collaborations à plusieurs niveaux. Avec la Banque mondiale, où elle occupe un siège permanent au sein du conseil d’administration, elle a développé un partenariat jugé significatif.

Lors d’une table-ronde consacrée aux "investissements qui font la différence", les intervenants ont notamment insisté sur le renforcement des actions de la Suisse, la multiplication des partenariats bilatéraux et multilatéraux, la diffusion à grande échelle d’innovations testées et efficaces, la lutte contre la corruption et autres efforts "pour prendre de vitesse la crise globale de l’eau qui menace". (Informations DDC)

- Voir le dossier "L’eau - Droit inaliénable mais source épuisable" sur le site de la DDC

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