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1er juillet 2019.

La France clôt une année d’Assises de l’Eau

"On ne peut plus vivre, consommer et gérer aujourd’hui nos (...)

"On ne peut plus vivre, consommer et gérer aujourd’hui nos ressources comme nous le faisions auparavant : il nous faut intégrer qu’elles ne sont pas inépuisables." : paroles du ministre français de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, mettant un terme à des Assises de l’eau voulues par le président Emmanuel Macron et qui auront duré un peu plus d’une année.

Après une première séquence allant de mai en août 2018 et consacrée aux services publics d’eau et d’assainissement [1], la seconde phase lancée en novembre était dédiée au grand cycle de l’eau, et plus particulièrement à l’enjeu de l’adaptation des territoires au dérèglement climatique qui pourrait se traduire d’ici un demi-siècle par une baisse de 10 à 40% des débits moyens des cours d’eau.

Cette seconde séquence des Assises de l’eau, officiellement close le 1er juillet 2019, reposait sur une concertation des différents acteurs de l’eau : collectivités territoriales, entreprises, organisations professionnelles agricoles, associations de protection de la nature, associations de consommateurs, instituts de recherche, etc.

En sont ressortis trois objectifs prioritaires :
- Protéger les captages d’eau potable pour garantir une eau de qualité à la source et limiter l’utilisation de traitements avant sa distribution.
- Économiser l’eau et changer les comportements des usagers pour que chacun puisse continuer d’avoir accès à cette ressource vitale dans les années à venir.
- Préserver les rivières et les milieux humides qui jouent un rôle majeur dans la régulation du climat en protégeant les populations contre les crues et les sécheresses.

Pour répondre à ces ambitions, le Gouvernement souhaite
- donner davantage de moyens aux collectivités locales,
- développer sur l’ensemble du territoire de nouveaux outils de gestion de l’eau et de conciliation des différents usages,
- et favoriser les changements de comportement par une communication adaptée vers les citoyens et les acteurs économiques.

Cela passe par une bonne vingtaine de mesures à mettre en œuvre parmi lesquelles des tarifications incitatives pour favoriser les économies d’eau, la réutilisation des eaux non conventionnelles (telles les eaux usées traitées et les eaux de pluie), le recours à des solutions fondées sur la nature, sur la préservation et sur la restauration des écosystèmes, ou encore la simplification des procédures administratives et l’accès à des conditions d’emprunts avantageuses. Il est prévu que sur la période 2019-2024 les Agences de l’eau fournissent une aide de 5,1 milliards d’euros.

- Pour en savoir plus : voir le dossier
du Ministère français de la Transition écologique et solidaire



Notes

[1Voir l’article aqueduc.info Assises françaises de l’eau : fin de l’acte 1
du 29 août 2018.

Mot d’eau

  • Eurêka !

    Comment mieux exprimer l’ivresse dont la raison, heureuse, fait flotter dans l’eau et l’intuition, bienheureuse, léviter dans l’air ? Archimède sentit le mouvement et se leva de l’émotion de ces deux éléments, comme s’il entendait le murmure des ondes et la vibration du vent. Et j’entends eurêka comme ce triple écho et du corps et de l’air et de l’eau. (Michel Serres [décédé le 1er juin 2019], "Biogée", 2010)

Glossaire

  • Karst

    Ce mot, dérivé du nom d’un haut-plateau des Balkans, s’applique à un relief ou à un massif dont les roches calcaires ont été fortement érodées par l’eau, en surface (dolines, emposieux, lapiaz, etc.) et en profondeur (cavernes, grottes, gouffres, etc.), ce qui se traduit aussi au fil des infiltrations en sous-sol par des structures très complexes de circulation d’eau et de résurgences. Ces formes géologiques portent ici et là différents noms, telles les "causses" dans le Massif central français.


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