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13 septembre 2004.

La Croix Verte fait campagne pour une Convention

Cela suffit ! s’exclame Mikhail Gorbachev le 13 septembre 2004, à (...)

Cela suffit ! s’exclame Mikhail Gorbachev le 13 septembre 2004, à Barcelone, lors de l’ouverture du deuxième Forum urbain mondial. Au cours de ces dernières années, dit-il, 20 millions d’enfants sont morts victimes de maladies hydriques. « Nous nous devrions d’agir avec le même sens de l’urgence que si nos propres enfants étaient pareillement assoiffés ! » Pour le président de la Croix Verte Internationale, l’une des réponses à ce besoin désespéré de solidarité est de conclure un traité mondial sur le droit à l’eau.

Pour Mikhail Gorbatchev, il serait grand temps que les gouvernements de la planète mettent enfin en pratique les engagements qu’ils ont pris lorsqu’ils ont fait, il y a quatre ans, leur grande Déclaration du Millénaire. Il y a toujours aussi peu d’indices permettant de croire que la situation pourrait être différente dans quatre ans. D’où le lancement d’une vaste campagne citoyenne afin de récolter auprès du grand public des millions de signatures en faveur d’un traité mondial proclamant le droit de tous et de chacun d’avoir accès à l’eau. Un site internet (watertreaty.org) a été spécialement ouvert pour les besoins de cette pétition sans frontières.

Pour ses initiateurs, c’est une bonne façon de donner à des gens du monde entier « la possibilité de devenir eux-mêmes une partie de la solution », pour reprendre les termes du communiqué de la Croix Verte Internationale. Et de déclarer qu’eux aussi en ont assez des promesses non tenues.

Cette « Convention globale sur le droit à l’eau », dont il existe une première ébauche, pourrait constituer un instrument légal international. Il obligerait alors les gouvernements comme les administrations publiques locales à s’engager pour donner à l’accès à l’eau une priorité absolue.

Essayez donc d’imaginer, dit encore Mikhail Gorbachev à ses auditeurs, à quoi ressemblerait le monde riche si son milliard d’habitants étaient privés d’eau. Mais ce scénario catastrophique et inimaginable est la réalité quotidienne de milliards de gens de par le monde :

« Un monde différent est possible. Cependant, pour moi la réponse n’est pas de mettre fin à la globalisation, mais de s’intéresser aux gens, sans recherche du profit, mais en se montrant responsable de l’avenir de notre planète. »

Source : communiqué Green Cross, 13 septembre 2004




Infos complémentaires

Préambule du projet de Convention

« Le Droit à l’Eau pour la Vie est universel et inaliénable. Les Gouvernements, les organisations internationales, les institutions financières, les entreprises privées et tous les acteurs de la société ont la responsabilité de respecter, protéger et appliquer ce Droit à l’Eau pour la Vie. Avec un tiers de la population mondiale qui souffre du manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, il est évident que nous sommes loin de mettre en oeuvre d’une façon satisfaisante ce Droit Universel de l’Eau pour la Vie. Encore aujourd’hui, des gouvernements s’interrogent sur le sens, la définition et surtout sur la nécessité du Droit Humain à l’Eau, il est donc impératif de clarifier ce débat sans fin du droit à l’eau. »

Liens

- Le site de la Croix Verte Internationale (anglais)
- Le site spécial Watertreaty.org (multilingue)

Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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