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2008.

L’aqueduc de Barbegal (Arles, France)

À ses origines, Arles la romaine était alimentée par diverses (...)

À ses origines, Arles la romaine était alimentée par diverses amenées d’eau en provenance de la chaîne des Alpilles, au nord-est de la ville.

Photos © aqueduc.info



Infos complémentaires

L’aqueduc de Barbegal, situé sur le territoire de la commune de Fontvieille, faisait partie du réseau régional d’alimentation en eau de la colonie romaine d’Arles. Ce réseau s’articulait sur deux canaux principaux qui se rejoignaient dans un bassin aux abords précisément de Fontvieille avant de franchir le vallon des Arcs.

Le pont-aqueduc de Barbegal, d’une longueur de quelque 300 mètres, servait plus particulièrement à fournir de l’eau à une importante meunerie hydraulique équipée de plusieurs roues à aubes.

L’ouvrage comprend deux parties, l’une construite en mur plein, l’autre reposant sur une série de 28 arches. L’eau passait ensuite par une large et profonde entaille (la pierre trouée, ‘peiro troucado’) creusée dans un massif rocheux puis était acheminée vers les moulins grâce à un aménagement de maçonnerie.

La datation et la chronologie de l’aqueduc et de la meunerie semblent peu précises. Certains les situent aux alentours des 2e et 3e siècles, mais il semblerait que les vestiges qui en subsistent seraient ceux d’une reconstruction ultérieure au 4e siècle.

Les monuments romains et romans de la cité d’Arles ont été inscrits au Patrimoine mondial (Unesco) en 1981.

> Consulter aussi le site du Patrimoine de la Ville d’Arles

Mots-clés

Glossaire

  • Ablution

    Dans le vocabulaire des religions, l’ablution est un rite de purification du corps, par immersion totale ou par aspersion, pratiqué individuellement ou collectivement dans des situations particulières, notamment après un contact avec des choses jugées impures ou avant un acte religieux comme la prière. Fréquente dans le judaïsme et l’Islam, mais aussi dans le bouddhisme, l’hindouisme et le shintoïsme, l’ablution rituelle a pratiquement disparu de la liturgie chrétienne.

Mot d’eau

  • Longer les fleuves

    « J’aimais les chemins en bordure des fleuves. Aller avec le courant de leur eau et sentir leur respiration au gré de la marche. Les fleuves vivaient. Ils avaient fait les villes. Au cours des dizaines de milliers d’années, ils avaient usé les montagnes, transporté les terres, comblé les mers, puis fait pousser les arbres. Depuis le début des temps, les villes leur appartenaient, et sans doute ne cesseront-elles jamais de leur appartenir. » (Haruki Murakami, "La course au mouton sauvage", 1982)


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