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25 avril 2010.

L’aide internationale pour l’eau et l’assainissement est en net recul

En une décennie, entre 1997 et 2008, les engagements pris par la (...)

En une décennie, entre 1997 et 2008, les engagements pris par la communauté internationale en faveur de l’accès à l’eau et à l’assainissement ont reculé de 8 à 5 pour cent de l’aide globale au développement. Selon un rapport publié par la coordination de l’ONU dans le domaine de l’eau (ONU-Eau) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les pays dont les besoins sont les plus criants ne reçoivent souvent qu’une aide insuffisante, voire, parfois, aucune aide.

Ce recul, note la dernière en date des évaluations annuelles sur l’assainissement et l’eau potable dans le monde (Global Annual Assessment of Sanitation and Drinking-Water - GLAAS), s’est produit alors même que l’on sait pertinemment que si on s’en préoccupait vraiment, conformément aux objectifs ciblés du Millénaire pour le développement, on pourrait faire baisser les coûts des soins de santé, améliorer la fréquentation scolaire et stimuler la productivité. Mais il faut bien se rendre à l’évidence : de nombreux pays et bailleurs de fonds prêtent encore une attention insuffisante à l’eau et à l’assainissement et n’y allouent pas assez de ressources.

Par ailleurs, quand cette aide existe, elle ne va pas forcément là où les besoins sont les plus grands, c’est-à-dire aux populations les plus pauvres et qui manquent d’accès à une eau potable. Moins de la moitié des financements accordés par des organismes d’aide extérieurs pour des actions dans le domaine de l’eau et de l’assainissement bénéficient à des pays à faible revenu, et seule une petite proportion de ces fonds sert à la fourniture de services de base.

Les conclusions de ce rapport ont été présentées à la première réunion annuelle sur l’assainissement et eau pour tous, organisée par l’UNICEF le 23 avril à Washington, avec la participation notamment de représentants de pays en développement, de bailleurs de fonds, d’organisations multilatérales et d’ONG. Quatre recommandations leur ont été soumises, à savoir : priorité politique plus importante en faveur de l’assainissement et de l’eau potable, meilleur ciblage des ressources, renforcement des systèmes, et création de partenariats plus solides à tous les niveaux. (Source : informations OMS et UNICEF)

Pour en savoir plus (documentation en anglais seulement) :
- UN-Water Global Annual Assessment of Sanitation and Drinking-Water (GLAAS)
- UN-Water Activities : Sanitation and Water for All




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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