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13 octobre 2009.

Irak : 100’000 personnes et plus menacées par le manque d’eau

Selon une étude publiée par l’UNESCO, plus de 100’000 personnes du (...)

Selon une étude publiée par l’UNESCO, plus de 100’000 personnes du nord de l’Irak auraient été forcées de quitter leur foyer depuis 2005 en raison de graves pénuries d’eau. En cause : la sécheresse, la surexploitation des nappes souterraines et l’effondrement des anciennes infrastructures d’adduction d’eau connues dans ce pays sous le nom de ‘karez’.

Cette étude est la première à évaluer les effets de la sécheresse en cours sur les karez dont bien des générations d’Irakiens ont dépendu pendant des siècles pour leur eau potable et pour leur agriculture. Un seul karez est capable de fournir de l’eau à 9’000 individus vivant sur 200 hectares de terres agricoles.

Les karez, spécialement conçus jadis par les Perses pour résister aux climats arides, sont renommés pour leur capacité à rester productifs même pendant les périodes de sécheresse. L’étude de l’UNESCO confirme que, depuis le début de la sécheresse il y a quatre ans, plus des deux tiers de ces systèmes se sont taris. En août dernier, seuls 116 des 683 karez recensés dans le nord de l’Irak fournissaient encore de l’eau à leurs bénéficiaires.

Avant le début de la sécheresse, les karez irakiens étaient surtout sous la menace de troubles politiques, de négligences, voire d’abandons. À cela s’ajoute le fait qu’aujourd’hui peu de gens en Irak savent les maintenir en état de marche ou les réparer, ce qui contribue à leur délabrement.

La conséquence en est que des communautés entières ont été contraintes d’abandonner leurs foyers pour partir à la recherche de nouvelles sources d’eau. En moyenne, elles ont vu partir près de 70% de leurs populations. Selon l’Unesco, 36’000 personnes supplémentaires seraient sur le point de migrer si leurs conditions de vie ne s’améliorent pas rapidement.

Pour le moment, leur salut dépend de réservoirs d’eau qui doivent souvent être rechargés par des camions roulant sur de longues distances ou du pompage de puits qui auraient besoin d’être creusés plus profondément. Mais pour bon nombre d’Irakiens, aucune de ces solutions ne paraît financièrement viable. (Source : UNESCO)




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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