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29 octobre 2020.

Étangs francs-montagnards

Géologiquement parlant, le Haut-Plateau des Franches-Montagnes, (...)

Géologiquement parlant, le Haut-Plateau des Franches-Montagnes, dans le canton du Jura, est une histoire de calcaires et de marnes, c’est-à-dire, d’une part des terrains perméables et secs dans lesquels les eaux de pluie et de fonte pénètrent et disparaissent rapidement, sans laisser de trace en surface, et d’autre part des reliefs imperméables sur lesquels les eaux ruissellent et alimentent les marais et les étangs qui se sont formés ou ont été aménagés ici et là dans des dépressions plus ou moins grandes. Arrêt sur les images de quatre d’entre eux, les plus importants.

- Ces étangs peuvent être localisés sur OpenStreetMap
en cliquant sur les sous-titres.

Étang des Royes
D’un toponyme désignant des sillons dans un champ labouré ou dans un pâturage.

Étang de la Gruère
C’est le plus grand (quelque 8 hectares) et le plus connu des étangs francs-montagnards. Les historiens racontent qu’il a été créé au 17e siècle (par des moines ?) pour alimenter en force hydraulique un moulin à céréales. D’où son appellation qui ferait référence aux "gruaux" d’avoine (et non aux grues, ces échassiers qui par contre ont donné leur nom à la Gruyère fribourgeoise). Plus tard le moulin fut remplacé par une scierie.

« L’étang de la Gruère n’est pas qu’un cadre paisible où il fait bon se ressourcer. Ce joyau jurassien abrite des plantes et des animaux rares en Suisse, habitants typiques de la toundra sibérienne. Il est aussi le gardien de l’histoire du climat de la région sur les 12’000 dernières années. Grâce aux pollens piégés dans la tourbe, on peut par exemple retracer l’histoire de l’agriculture dans les Franches-Montagnes. » (Pro Natura)

Étang de Plain-de-Saigne
Cette réserve naturelle fait partie de l’Inventaire fédéral des hauts-marais d’importance nationale. On y pêche aussi la truite, la carpe et le brochet.

Étang de Bollement
Le vallon de l’étang de Bollement (toponyme signifiant « en forme de bol ») offre une biodiversité absolument remarquable. Il résulte d’une digue et d’une retenue aménagée sur le cours d’une petite rivière, le Tabeillon. Son histoire est liée à un moulin à céréales attesté déjà en 1514 qui servait aussi à broyer le chanvre. Ainsi qu’à une scierie. Le moulin a été abandonné en 1952 : ne reste que le vestige du bief et de la plus grande roue.

(Photos aqueduc.info - septembre 2020)



Mots-clés

Glossaire

  • Amphibie

    Ce mot d’origine grecque signifie « double vie » et s’applique à des animaux et à des végétaux vivant dans l’eau mais capables en même temps de se développer hors de l’eau. C’est le cas des amphibiens (grenouilles, salamandres, etc.), mais aussi de certains mammifères (phoques, hippopotames, crocodiles, castors, etc.) et de quelques poissons et insectes. Les plantes amphibies, tels les nénuphars, ont une partie immergée et une autre émergée, parfois flottante ; certaines peuvent s’adapter à d’importantes variations du niveau d’eau.

Mot d’eau

  • Tout peut aisément s’expliquer ...

    « Tout ce qu’on voit encore se développer dans les airs et naître au-dessus de nous, tout ce qui se forme dans les nuages, tout enfin, neige, vents, grêle, gelées, et le gel si puissant qui durcit le cours des eaux et ralentit ou arrête ça et là la marche des fleuves, tout cela peut aisément s’expliquer, ton esprit n’éprouvera aucune peine à en comprendre les causes et à en pénétrer le secret, du moment que tu connais bien les propriétés des atomes. » (Lucrèce, 1er s. av.J.C.)


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