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27 novembre 2009.

Eau et climat : un guide européen pour des stratégies d’adaptation

Lors de leur cinquième session qui s’est tenue les 10-12 novembre à (...)

Lors de leur cinquième session qui s’est tenue les 10-12 novembre à Genève, les 36 États européens parties à la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux ont adopté des “Lignes Directrices sur l’Eau et l’Adaptation aux Changements Climatiques”. Son message principal tient en une phrase : il faut agir sans attendre et le faire ensemble.

Que faire si un pays en amont d’une rivière construit de manière unilatérale un barrage pour retenir l’eau pour sa population pendant les périodes de sécheresse, mais que cela réduit drastiquement l’eau en aval ? Que faire si des traités de coopération transfrontière stipulent que les pays en amont du cours d’eau doivent délivrer une certaine quantité d’eau, mais que l’eau disponible est réduite à cause des changements climatiques ?

Voilà le genre de situations qui pourraient devenir de plus en plus fréquentes vu que les cours d’eau comme les climats ignorent les frontières. Le texte élaboré au sein de la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU) invite ses pays membres à les prévenir par le biais notamment de consultations, d’échange d’informations, d’actions communes et par celui des institutions en charge des coopérations transfrontières.

Dans la région de la CEE-ONU, on compte plus de 150 rivières, 50 lacs et 170 aquifères transfrontières. La coopération transfrontière en vue de l’élaboration de stratégies d’adaptation aux changements climatiques y est pourtant actuellement quasi inexistante.

L’aménagement d’infrastructures comme les barrages, les réservoirs et les digues peut entraîner des impacts néfastes sur les autres pays riverains. De ce fait, les risques de conflits ne sont pas à négliger et la seule solution possible passe par des efforts d’adaptation et de coopération.

Selon leurs auteurs (plus de 80 experts de divers pays et disciplines), les lignes directrices de la CEE-ONU veulent précisément fournir un cadre permettant d’élaborer par étapes une stratégie d’adaptation. Elles s’appuient sur le concept de gestion intégrée des ressources en eau et fournissent aux décideurs et aux gestionnaires de l’eau des outils pour évaluer les conséquences des changements climatiques sur la qualité et la quantité de l’eau disponible, l’évaluation des risques, y compris les risques pour la santé, et sur la manière d’élaborer et de mettre en œuvre des stratégies d’adaptation appropriées.

Les pays parties à la Convention proposent un programme de projets pilotes et un mécanisme d’échange d’expériences sur l’adaptation aux changements climatiques dans des bassins transfrontières. Des projets concrets seront mis en place pour promouvoir la capacité d’adaptation dans des bassins différents, surtout en Europe de l’Est, dans le Caucase et en Asie Centrale ainsi qu’en Europe du Sud-est.

Actuellement, des projets pilotes sont envisagés pour le bassin du Dniestr, partagé par l’Ukraine et la République de Moldavie, et pour les bassins du Chu et du Talas, partagés par le Kazakhstan et le Kyrgyzstan. (Source : information CEE-ONU)




Infos complémentaires

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Le Rhône,
fleuve franco-suisse,
à Lagnieu, dans l’Ain
(© aqueduc.info)


- La Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU), créée en 1947, est l’une des cinq commissions régionales des Nations Unies. Ses objectifs sont principalement de favoriser les relations économiques des pays d’Europe, entre eux et avec les autres pays du monde. Elle veut renforcer la coopération dans divers domaines de l’économie, sur lesquels elle publie des analyses et élabore des normes et des réglementations. Site de la CEE-ONU (en anglais)

- La Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux (appelée aussi parfois ‘Convention sur l’eau’) a été signée à Helsinki en 1992. Son principal objectif est de renforcer les mesures prises aux plans local, national et régional pour protéger et garantir la qualité, la quantité et l’utilisation durable des ressources en eaux transfrontières. Télécharger le document de présentation de la Convention (en français)


:: Copenhague, eau et climat
dossier aqueduc.info

- Éditorial : Copenhague, l’eau évaporée
- Eau et climat : scénarios pour bientôt
- Eau et climat : impacts en Suisse
- “L’eau doit figurer à l’ordre du jour de Copenhague”

Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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