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1er mars 2011.

Des mini-sous-marins russes pour explorer le Léman

elemo. C’est le nom du programme scientifique qui, dès cet été, (...)

elemo. C’est le nom du programme scientifique qui, dès cet été, occupera des équipes internationales de recherche dans une nouvelle exploration des profondeurs du lac Léman pour tenter de mieux le comprendre et le protéger. Pour ce faire, les chercheurs disposeront de deux mini-submersibles russes, de type MIR, munis d’équipements de pointe.

On est loin de tout savoir sur cet écosystème complexe que constitue le plus grand des lacs alpins, soumis à une forte pression démographique : un million et demi d’habitants vit à ses abords et la moitié d’entre eux en dépendent pour leur approvisionnement en eau potable. Beaucoup reste à faire pour mieux comprendre la géologie du Léman, sa physique et sa biologie, et pour mieux mesurer aussi, par exemple, le comportement et l’impact des substances polluantes, des micropolluants en particulier. Les réponses aux questions posées sur ces différents thèmes ne font pas encore vraiment l’unanimité.

C’est l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) qui coordonnera ce programme qui devrait durer plus de deux mois (de juin à août 2011) et regroupera des instituts de recherche suisses, français, britanniques, russes et américains (*). Son financement sera principalement assuré par la société Ferring Pharmaceuticals, dont le siège international est basé à Saint-Prex, l’une des communes riveraines du Léman.

Grâce également à l’entremise du Consulat de Russie à Lausanne, deux submersibles MIR seront mis à disposition des scientifiques, qui pourront ainsi explorer les fonds du lac, jusqu’à 300 mètres de profondeur, mener quelques expériences de terrain et recueillir les données nécessaires, en nombre et en précision, pour planifier une meilleure protection de ce milieu lacustre.

L’embouchure du Rhône est l’une des zones qui intéresse le plus les chercheurs. Les sédiments drainés par le fleuve forment des canyons sous-lacustres dont la hauteur peut atteindre une trentaine de mètres : leur exploration permettra sans doute de mieux comprendre cet environnement instable, aussi spectaculaire que méconnu. (Source : information EPFL)


(*) elemo comprendra une quinzaine d’équipes de chercheurs issus de l’EPFL, des Universités de Genève, de Neuchâtel, de Haute-Savoie et de Newcastle, de l’Institut suisse de recherches aquatiques EAWAG, de l’INRA de Toulouse, du CNRS français, de l’Académie russe des sciences et du Woods Hole Oceanographic Institute. Le programme s’est également assuré la collaboration de Anatoly Sagalevitch, membre de l’Académie russe des sciences et chef d’expédition pour de nombreuses missions réalisées à bord des submersibles MIR, notamment en Arctique ou dans le lac Baïkal.

- Site web de l’EPFL




Infos complémentaires

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(Photo © Paulsen.ru)

De fabrication russe, les submersibles MIR ont été utilisés pour nombre de missions scientifiques dans l’Arctique ou le lac Baïkal. Ils ont également filmé les plans de l’épave du Titanic pour le film de James Cameron. Dans le cadre du programme scientifique elemo, ils permettront aux chercheurs de collecter de précieuses données pour mieux comprendre le Léman.

Poids :
18,6 tonnes
Longueur :
7,8 m
Largeur :
3,6 m
Vitesse horizontale :
9 km/h
Vitesse verticale :
40 m/min
Record de plongée :
6’170 m

(Source : EPFL)

Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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