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19 septembre 2007.

Delémont s’engage pour la gestion publique de l’eau

La Ville de Delémont (Canton du Jura, Suisse) reconnaît l’eau comme (...)

La Ville de Delémont (Canton du Jura, Suisse) reconnaît l’eau comme un bien public et entend faire en sorte que la gestion de cette ressource essentielle demeure sous son entière responsabilité. Dans ce sens, elle a signé - elle est la première commune de Suisse à le faire - la Déclaration « L’eau, bien public » proposée par l’Association suisse pour le contrat mondial de l’eau (ACME-Suisse).

La Ville de Delémont entend par là montrer son attachement au fait que la gestion de l’eau, à laquelle la majorité des citoyens et citoyennes sont de toute évidence attachés, est du domaine public. Par cette signature, elle reconnaît l’eau comme un bien public et s’engage :

- à ce que sur son territoire et son sous-sol la gestion de l’eau reste en mains publiques ;
- à ce que toutes les décisions importantes en ce domaine soient prises avec la participation des citoyens et des citoyennes ;
- à informer régulièrement ses habitants sur les meilleurs moyens de protéger l’ensemble du cycle de l’eau afin de garantir un approvisionnement sûr, sain et durable ;
- à poursuivre sa participation à des actions de solidarité, sous une forme adaptée à ses moyens, en faveur de communautés locales dépourvues d’accès à l’eau potable.

A noter que cette déclaration s’inscrit très bien dans le projet de loi cadre du Canton du Jura sur la gestion des eaux. L’article premier de ce projet de loi stipule en effet que « L’eau est un bien commun. L’approvisionnement en eau, l’assainissement et la gestion des eaux de surface sont en mains publiques. » Ce projet prévoit en outre, au chapitre de la redevance cantonale, l’instauration d’un « centime de l’eau » prélevé à des fins de coopération internationale dans le domaine de l’eau.

La Ville de Delémont est très fière d’être la première commune suisse à signer la déclaration de l’Association suisse pour le contrat mondial de l’eau. Elle espère vivement que d’autres collectivités publiques la rejoindront prochainement dans cette démarche.

L’Association suisse pour le contrat mondial de l’eau (ACME-Suisse) a été créée en 2005 suite à la tenue à Genève du 2e Forum alternatif mondial de l’eau dont elle reprend les principaux principes, à savoir : le droit à l’eau comme un droit humain fondamental, l’eau comme un bien public universel, le financement public de l’eau, la gestion démocratique de l’eau et la solidarité internationale entre collectivités publiques pour l’accès à l’eau des populations démunies.

Communiqué conjoint Ville de Delémont - ACME-Suisse




Infos complémentaires

:: Quelques chiffres

- Le Service des eaux de la Ville de Delémont approvisionne quelque 11’300 habitants

- L’eau du réseau provient de sources (88%), d’une nappe phréatique (8%) et de forages à grande profondeur (4%)

- Prix de l’eau : 1,80 fr. le m³. Prix de l’épuration : 0,95 fr. le m³.

- La plupart des équipements sont pratiquement tous centenaires et d’importants travaux d’entretien sont mis en œuvre pour assurer un parfait état du réseau d’eau.

- Consommation : en 1992, année record des ventes d’eau à Delémont, le Service des eaux a livré 1’450’000 m³ d’eau potable. Dix ans plus tard, ce chiffre est retombé à environ 1’130’000 m³, grâce aux campagnes de sensibilisation, aux progrès techniques dans l’appareillage sanitaire et au recyclage de l’eau dans le processus industriel. Cette évolution est réjouissante sur le plan écologique, mais elle abaisse sensiblement les recettes du Service des eaux.

(Source : administration communale)

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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