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8 juillet 2019.

De l’importance d’un débit résiduel suffisant

Nouveau dossier de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV)

La force hydraulique est la source d’électricité la plus importante en Suisse : plus de 1300 centrales hydroélectriques produisent environ 57 % de l’énergie électrique du pays en utilisant la presque totalité (95 %) du potentiel des cours d’eau.

Cette force hydraulique constitue une ressource renouvelable qui ne nuit pas au climat et présente donc des avantages écologiques, mais elle a également un impact négatif sur les cours d’eau : les captages et les barrages font obstacle à la migration des poissons et d’autres organismes et entravent le charriage de sédiments.

Entre le lieu de prélèvement de l’eau et celui de sa restitution, il ne subsiste souvent qu’un mince fil d’eau qui modifie le paysage et prive les espèces tributaires d’un écoulement suffisant de leur milieu naturel. C’est ce qu’on appelle un tronçon à débit résiduel, lequel peut mesurer plusieurs kilomètres.

À l’époque où la majorité des centrales hydroélectriques a été construite et mise en service, on ne se souciait guère de protection de l’environnement et des eaux et on ne disposait d’aucune base légale pour protéger les cours d’eau contre une exploitation trop intensive. Cette exploitation intensive a conduit au morcellement, voire à la destruction, des milieux aquatiques.

Ce n’est qu’en 1975 que le principe du maintien de débits résiduels appropriés a été inscrit dans la Constitution fédérale et en 1992 qu’une votation fédérale a entériné la loi imposant aux producteurs d’hydroélectricité l’obligation d’observer des débits résiduels suffisants.

- Lire le dossier de l’OFEV




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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