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Bruxelles : polémique autour d’une station d’épuration

La plus grande station belge d’épuration des eaux, sise au nord de la capitale, est à l’arrêt depuis plusieurs jours suite à un problème technique. Conséquence : les eaux usées de l’agglomération bruxelloise sont rejetées dans la Senne, une rivière qui par le passé était considérée comme un collecteur d’égouts et qui se déverse en Flandres dans un affluent de l’Escaut. Des communes flamandes sont touchées par la pollution et des dégâts ont été causés à la faune piscicole. Les autorités régionales n’excluent pas d’agir en justice contre la région bruxelloise.
15 décembre 2009

La station de Bruxelles-Nord, qui a la capacité de traiter les eaux usées d’une agglomération de plus d’un million d’habitants, est entre les mains du groupe ‘Aquiris’, filiale de la société française Veolia. C’est lui qui l’a conçue et construite, et qui l’exploite depuis sa mise progressive en service il y a deux ans. Sa technologie repose en grande partie sur des procédés de traitement biologique, sans incinération, précédés par les opérations classiques de dégrillage et de dessablage.

C’est là précisément, dit-on, que se situerait aujourd’hui le nœud du problème. Le collecteur de la station d’épuration et son sas de sécurité seraient obstrués par de grandes quantités de gravats et déchets en tous genres provenant du réseau d’égouts de la capitale. Et c’est pour des raisons de sécurité que la société Aquiris aurait pris la décision de mettre ses installations à l’arrêt. Du coup, la Senne, dont on espérait qu’elle sortirait peu à peu de son état nauséabond, retrouve son ancien statut de collecteur d’eau usées, au grand dam de la région flamande.

Les services de la Région bruxelloise ont décidé de procéder à une inspection complète des installations de la station d’épuration et de mettre en demeure la société Aquiris de remplir ses obligations contractuelles et environnementales, sans quoi elle s’exposerait à des pénalités financières. Mais il semble aussi, selon certaines sources, qu’il y ait eu quelques problèmes de communication entre les administrations régionales belges et des retards dans les échanges d’information. D’où également une autre polémique, d’ordre politique celle-là. (Source : presse belge)

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