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19 mars 2005.

2e Forum alternatif mondial de l’eau : déclaration finale et documents de base

Texte de la Déclaration finale adoptée par l’assemblée plénière du (...)

Texte de la Déclaration finale adoptée par l’assemblée plénière du 2e Forum alternatif mondial de l’eau (Fame 2005) qui s’est déroulé à Genève du 17 au 20 mars 2005..

Parce que nous croyons à la force de l’action commune, nous, participants et participantes au deuxième Forum alternatif mondial de l’eau, réaffirmons notre solidarité avec tous ceux et celles qui sur nos différents continents souffrent des conséquences des problèmes dont nous avons débattu pendant trois jours.

Chaque atelier a travaillé à définir des moyens d’action pour atteindre les objectifs sur lesquels un consensus s’était dégagé lors du premier Forum alternatif mondial de l’eau en 2003 à Florence, à savoir :

    • le droit à l’eau en tant que droit humain,
    • le statut de l’eau en tant que bien commun,
    • le financement collectif de l’accès à l’eau,
    • la gestion démocratique de l’eau à tous les niveaux.

Ces propositions, que nous retrouverons dans les documents de travail de chaque atelier, sont diversifiées comme l’est notre monde. Elles sont des outils que nous partageons et non un programme contraignant.

Il s’est également dégagé de tous les ateliers, de manière transversale, une priorité très claire. Il faut exclure l’eau de la sphère du commerce et des règles du marché, particulièrement :

    • des accords de commerce multilatéraux ou bilatéraux
    • des institutions financières internationales.

Il nous faut donc exiger un statut pour l’eau au plan mondial qui permettra :

    • de prendre en compte la globalité du cycle de l’eau
    • d’en empêcher l’appropriation par qui que ce soit
    • d’en garantir la responsabilité collective
    • d’assurer sa gestion et son contrôle par une autorité publique fondée sur un pouvoir politique légitime, soumis aux règles de la démocratie.

Pour cela nous devrons le définir et former, informer et sensibiliser les citoyens et citoyennes sur l’importance de ce statut qui nous permettra de développer largement une coopération solidaire publique-publique.

Il nous apparaît indispensable que le comité organisateur de FAME 2005, que nous remercions chaleureusement de son immense travail, assure les relais nécessaires pour qu’un suivi adéquat donne toute sa dimension et toute sa portée au travail collectif qui nous attend.

Genève, le 19 mars 2005

PDF - 31 ko
FAME 2005 Déclaration finale








- Voir aussi la Déclaration finale du 1er Forum alternatif mondial de l’eau (Florence, 2003)



Infos complémentaires

:: Les documents de base de Fame 2005


Document de réflexion
et plan d’action N°1
"POUR LA MISE EN OEUVRE DU DROIT À L’EAU EN TANT QUE DROIT HUMAIN - UNE PLATE-FORME POUR ORGANISER LA MOBILISATION"

PDF - 182.1 ko
FAME2005-DOC1 DROIT HUMAIN

Document de réflexion
et plan d’action N°2
"L’EAU, CHOSE PUBLIQUE (res publica) - UN STATUT POUR L’EAU AU NIVEAU MONDIAL : ENJEU POLITIQUE ET JURIDIQUE DE LONG TERME"

PDF - 181.1 ko
FAME2005-DOC2 CHOSE PUBLIQUE

Document de réflexion
et plan d’action N°3
"L’EAU BIEN PUBLIC, FINANCEMENT PUBLIC"

PDF - 255.2 ko
FAME2005-DOC3 FINANCEMENT

Document de réflexion
et plan d’action N°3
ANNEXES GRAPHIQUES

PDF - 143.8 ko
Fame-DT-03 Graphiques FRA-A4

Document de réflexion et plan d’action N°4
"POUR UNE GESTION DÉMOCRATIQUE DE L’EAU À TOUS LES NIVEAUX, DU LOCAL AU GLOBAL"

PDF - 237.9 ko
FAME2005-DOC4 DEMOCRATIE

Mots-clés

Mot d’eau

  • Eurêka !

    Comment mieux exprimer l’ivresse dont la raison, heureuse, fait flotter dans l’eau et l’intuition, bienheureuse, léviter dans l’air ? Archimède sentit le mouvement et se leva de l’émotion de ces deux éléments, comme s’il entendait le murmure des ondes et la vibration du vent. Et j’entends eurêka comme ce triple écho et du corps et de l’air et de l’eau. (Michel Serres [décédé le 1er juin 2019], "Biogée", 2010)

Glossaire

  • Karst

    Ce mot, dérivé du nom d’un haut-plateau des Balkans, s’applique à un relief ou à un massif dont les roches calcaires ont été fortement érodées par l’eau, en surface (dolines, emposieux, lapiaz, etc.) et en profondeur (cavernes, grottes, gouffres, etc.), ce qui se traduit aussi au fil des infiltrations en sous-sol par des structures très complexes de circulation d’eau et de résurgences. Ces formes géologiques portent ici et là différents noms, telles les "causses" dans le Massif central français.


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