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24 juin 2010.

165 pays classés selon leur degré d’insécurité d’approvisionnement en eau

Selon une étude publiée par Maplecroft, un cabinet britannique de (...)

Selon une étude publiée par Maplecroft, un cabinet britannique de consultants spécialisés dans l’évaluation des risques internationaux, dix pays connaissent aujourd’hui une situation extrême de vulnérabilité en matière d’approvisionnement en eau douce, à savoir : Somalie, Mauritanie, Soudan, Niger, Irak, Ouzbékistan, Pakistan, Égypte, Turkmenistan et Syrie. À l’autre bout de ce classement, l’Islande, la Norvège et la Nouvelle-Zélande font figure, à ce point de vue, de pays sans problème.

Maplecroft a déjà créé une bonne centaine d’indices différents à l’usage des sociétés multinationales qui ont besoin d’identifier les risques (politiques, économiques, sociaux, environnementaux) qu’elles peuvent encourir dans les pays où elles comptent investir et développer leurs activités.

Parmi ces risques figurent ceux qui ont trait au domaine de l’eau, définis selon quatre critères : accès à l’eau potable et à l’hygiène, disponibilité de l’eau renouvelable et la fiabilité des approvisionnements externes, rapport entre l’eau disponible et la demande d’approvisionnement, et le degré de dépendance dans le domaine de l’eau.

L’évaluation menée par Maplecroft souligne que les pays situés dans la catégorie extrême de risques, y compris des économies émergentes comme celles du Pakistan, de l’Égypte et de l’Ouzbékistan, éprouvent déjà des tensions internes et frontalières dues à la limitation des ressources en eau. À quoi s’ajoutent d’autres pressions sur ces ressources comme celles liées à la croissance démographique ou aux changements climatiques (fonte des glaciers et modification des régimes de moussons par exemple).

Pour Alyson Warhurst, président de Maplecroft, ces informations envoient un signal d’alarme aux investisseurs "qui devront développer des stratégies de conservation et de sécurité de l’eau , et être conscients de l’impact de leurs prélèvements en eau sur les collectivités locales".

Le stress hydrique n’est pas une préoccupation des seuls pays en développement. Les États-Unis et l’Australie, de même que la Bulgarie, la Belgique et l’Espagne ont dans certaines régions de sérieuses inquiétudes quant à l’appauvrissement de leurs ressources en eau. (Source : Maplecroft)

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Sur la carte © Maplecroft 2010, les zones bleu foncé sont celles qui connaissent les plus grands risques liés à l’eau

> Informations complètes
sur le site de Maplecroft




Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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