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La débâcle du Giétro 1818-2018

Quatre jours dans le Val de Bagnes (Valais) pour se souvenir et (...)


Quatre jours dans le Val de Bagnes (Valais) pour se souvenir et comprendre.

Au printemps 1818, dans le Val de Bagnes (Valais), le cours de la Dranse est entravé par des avalanches de glace et de neige provenant du glacier du Giétro. Un lac se forme derrière ce barrage glaciaire, le pire est à craindre s’il s’effondre. En dépit des travaux entrepris en urgence pour tenter d’abaisser la retenue d’eau, la digue de glace cède le 16 juin : le lac se déverse brutalement dans la vallée jusqu’au confluent avec le Rhône à Martigny. 36 personnes perdent la vie dans cette débâcle qui emporte des centaines d’habitations.

Deux siècles plus tard, du 14 au 17 juin 2018, les habitants du Val de Bagnes se sont mobilisés pour entretenir la mémoire de ce tragique événement et mieux le comprendre : un colloque scientifique, une célébration officielle du souvenir, des expositions muséales, des visites de terrain et l’avant-première du film "1818" ont de façon très conviviale ponctué ces quatre journées commémoratives.

Huit chapitres composent ce dossier aqueduc.info qui a aussi fait l’objet de La Lettre N°133 de juillet-août 2018 : Quatre jours pour se souvenir et comprendre - L’avàlo, la débâcle - Solidarités, reconstruction, prévention - La pérennité des souvenirs - La convergence de trois pionniers - Glaciologie, climat et risques naturels - Autres débâcles, ailleurs - 1818, le film.

- Les textes de ce dossier ont été intégralement repris
dans un Cahier spécial aqueduc.info (19 pages).
Cliquer sur l’image pour le télécharger.


La débâcle du Giétro 1818-2018

DOSSIER. Au printemps 1818, dans le Haut-Val de Bagnes (Valais), le cours de la Dranse est entravé par des avalanches de glace et de neige provenant d’un glacier latéral suspendu, le Giétro. Un (...)
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L’avâlo, la débâcle

Le glacier du Giétro, situé dans le Val de Bagnes et culminant à quelque 3800 m d’altitude sous les sommets de la Ruinette et du Mont-Blanc de Cheilon, surplombe le versant droit de la haute vallée (...)
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Solidarités, reconstruction, prévention

Trois questions à Jean-Henry Papilloud, historien La catastrophe du Giétro survient à un moment où le Valais sort d’une période très tourmentée de son histoire. Balloté entre la Suisse (à laquelle il (...)
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La pérennité des souvenirs

« Tout discours portant sur les catastrophes, même s’il s’efforce de les objectiver comme un phénomène d’apparence purement matérielle, contribue à les construire comme objet culturel. » (Peter Utz, (...)
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La convergence de trois pionniers

Sans les évolutions inquiétantes du glacier du Giétro, peut-être que leurs chemins ne se seraient jamais croisés et peut-être aussi que l’explication scientifique des phénomènes glaciaires n’aurait pas (...)
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Glaciologie, climat et risques naturels

La catastrophe de 1818 dans le Val de Bagnes s’explique en partie par une perturbation climatique venue d’ailleurs ; l’évolution actuelle des glaciers démontre, plus rapidement que tout autre indice, (...)
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Autres débâcles, ailleurs

Le réchauffement climatique annonce-t-il une plus grande fréquence des débâcles glaciaires ? Il n’existe pas vraiment de statistiques probantes à ce sujet, mais l’augmentation du nombre de recherches (...)
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1818, le film

Le 16 juin 2018, 200 ans jour pour jour après la débâcle du Giétro, les habitants du Val de Bagnes avaient rendez-vous avec leur propre histoire projetée sur grand écran. Après deux longues années de (...)
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Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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